Kedochim – Sanctifier le matériel

22 avril 2010 à 19:57 | Publié dans Kedochim | 1 Commentaire
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 ”Parle à toute la communauté des enfants d’Israël et dis-leur: Soyez saints! Car je suis saint, moi l’Éternel, votre Dieu. Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats: je suis l’Éternel votre Dieu.” (Vayikra 19,2-3)

Ces deux versets par lesquels la Paracha commence, indiquent au lecteur que la notion de Kedoucha, de sainteté, est liée à celles du respect des parents et de l’observance du Chabbat. La question saute aux yeux, à savoir quel est le rapport entre cette notion de sainteté d’une part, qui à priori fait appel à un état d’esprit des plus élevés, ainsi que Rachi traduit Kedochim par Prouchim, celui de la piété, et le respect des parents et du Chabbat qui sont apparemment des mitsvot qui relèvent de la morale collective? De plus, pourquoi le verset termine-il par la répétition “je suis l’Éternel votre Dieu”?

Le Rav Yehiel Epstein, auteur du Arou’h Achoul’han rappelle que lors de la seconde fois où les Dix Commandements ont été énoncés, dans le livre de Devarim, on retrouve explicitement “je suis l’Éternel” à propos de ces mêmes mitsvot: “Observe le jour du Sabbat pour le sanctifier, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu…Honore ton père et ta mère, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu, afin de prolonger tes jours et de vivre heureux sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te destine.” (Devarim 5, 11-15)

Le sens à cela est le suivant: ces deux commandements sont logiques, acceptés et promulgués dans toutes les civilisations modernes, car il est concevable chez tout un chacun que l’homme a besoin d’un jour hebdomadaire pour se ressourcer et ainsi pouvoir péréniser son efficacité dans son travail, tout comme respecter ses parents relève de la morale minimum. C’est pourquoi la Torah nous recommande de ne pas respecter ces mitsvot sous pretexte que tous les peuples s’accordent sur leur nécéssité pour l’humanité, mais parce que Hachem nous l’a ordonné “comme te l’a prescrit l’Éternel”. La première fois où ont été prononcés les Dix Commandements au Mont Sinaï, il n’y avait pas de besoin d’un tel avertissement tant le degré spirituel des Bnei Israël était élevé et comparable aux anges, mais suite à la faute du veau d’or qui les avait fait descendre de niveau il fallait appuyer, préciser que ces commandements doivent être respectés seulement “comme te l’a prescrit l’Éternel”.

Nous pouvons aussi ajouter que la proximité des versets “Soyez saints” et “Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats” indique le chemin qui permet d’atteindre la Kedoucha, car lorsque l’homme observe les mitsvot pour honorer le Maître du Monde, et non pas parce que ces lois ne dérangent pas son mode de vie, il s’élève et peut arriver à la sainteté. Il en est ainsi pour toutes nos activités touchant au matériel, si l’on conjugue le spirituel dans le domaine matériel en donnant une place centrale au Créateur dans notre vie, alors nous pouvons sanctifier notre existence!

Nous pouvons désormais comprendre le Midrache Raba (Vayikra 24,9): ‘Ma sainteté est au-dessus de votre sainteté’. A savoir qu’Hachem nous demande de tendre à un haut niveau de sainteté mais seulement en sanctifiant le matériel et non pas en devenant ascète comme d’autres croyances le préconise. Le peuple Juif est constitué de personnes égales les unes des autres si bien qu’il n’y a pas de hiérarchie qui ferait que l’élevation n’est réservée qu’aux élites, au contraire, chaque homme a le devoir de se réaliser en sanctifiant son quotidien, en agissant pour la gloire de l’Eternel!

A ce propos, le Rav Zilberstein raconte l’histoire du premier imprimeur de Bnei Brak qui avait l’exclusivité dans ce secteur jusqu’au jour où un concurent vint s’installer en face de lui. Evidemment toute la famille s’insurgea, mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils virent leur père accueillir ce nouveau concurent les bras ouverts en lui donnant une longue liste de clients et en lui expliquant durant de longues heures le fonctionnement des machines à imprimer. Ses enfants lui demandèrent, interloqués: nous pouvons comprendre que par ta bonté extraordinaire tu n’as pas chercher à le nuire, mais montre nous le verset dans la Torah qui te demande d’aider ton concurent avec une si grande générosité?

Leur père leur répondit calmement: il y’a bien une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, c’est que la Parnassa (gagne-pain) est fixée par l’Eternel et que personne ne peut ôter de son prochain ce qui lui est réservé ne serait-ce qu’un sou, donc c’est tout naturellement que j’ai aidé cette personne qui vient seulement d’entrer dans ce secteur d’activité en sachant que rien de ce qui m’est réservé par Hachem ne sera touché, n’est-ce pas?

Cette histoire nous montre qu’en fait nous savons beaucoup de choses qui nous permettent de connaître la véritable pensée juive mais qui ne sont pas assez ancrées dans notre esprit, et c’est cela la sagesse, c’est de vivre en harmonie avec ces enseignements. Ce vieil imprimeur continua: ‘mes chers enfants, sachez que chercher son gagne-pain est une malédiction car si jamais Adam (le premier homme) n’avait pas fauté nous aurions le mérite de vivre en priant et étudiant la Torah tout le temps, mais puisque désormais nous devons suer pour gagner notre vie, n’est-ce pas une occasion en or de me décharger de cette malédiction en aidant mon prochain et ainsi pouvoir être plus libre d’étudier dans la joie? N’avons-nous pas assez de pain pour manger et d’habits à porter?’

Voici un exemple vivant de ce que peut voiloir signifier la sainteté, au-delà de ce que cet homme a été miséricordieux avec son prochain, il a répandu la Kedoucha dans le monde entier!

Tsav et Chabbat HaGadol – réflexions sur la particularité de ce grand Chabbat

22 mars 2010 à 19:16 | Publié dans Tsav et Chabbat Hagadol | Laisser un commentaire
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 On appelle le Chabbat qui précède Pessah, Chabbat HaGadol. L’origine de cette appellation n’est pas claire car, bien qu’au Moyen Age, de nombreuses autorités aient cherché à en expliquer la provenance, elle ne se trouve ni dans la Torah, ni dans le Talmud.
Une des approches consiste à lier le Chabbat HaGadol à un verset particulier de la Haftara qui parle d’un jour dans le futur qui sera gadol, ce qui signifie « grand » :
« Or, Je vous enverrai Elie le prophète, avant qu’arrive le jour grand et redoutable de l’Eternel ». (Malachie 3:23)
Le prophète parle du jour de délivrance qui surviendra dans le futur. Pessah, qui, de tout temps, a représenté le jour de la délivrance, est, en fait, l’archétype de cette future rédemption. Le Talmud nous enseigne donc : Rabbi Yehochoua dit : « C’est en Nissan que le monde fut créé … l’esclavage de nos ancêtres en Egypte cessa et c’est en Nissan qu’ils seront délivrés. » (Talmud Roch HaChana 11a). La tradition, qui confère à Elie un rôle primordial dans les temps messianiques, nous incite à lire la section relative à l’allusion que fait le prophète sur ce « grand » jour. D’autres commentateurs puisent dans le passé pour trouver une explication à cette dénomination. Le Talmud nous enseigne que les Juifs ont quitté l’Egypte un jeudi – le 15 du mois de Nissan -et que le 10 était donc le Chabbat qui le précédait. « Quant au mois de Nissan de la Sortie d’Egypte, le 14, ils firent le sacrifice pascal, le 15, ils partirent et le soir [de ce même jour] les premiers-nés furent châtiés… et ce jour-là était un jeudi ». (Chabbat 87b)
L’importance du 10 Nissan est mentionnée dans la Torah : « Parlez à toute la communauté d’Israël en ces termes : « Au dixième jour de ce mois, que chaque homme se procure un agneau, pour la maison de son père, un agneau par maison. » (Exode 12 :3) Tossfot (Chabbat 87b) fait remarquer qu’en prenant un agneau, les Juifs excitèrent l’intérêt et le courroux des premiers-nés d’Egypte qui implorèrent Pharaon de laisser partir les Juifs. Devant le refus du monarque, ils se rebellèrent et s’en prirent à leurs propres parents. Ce jour est donc considéré comme grand, en raison du miracle manifeste que D.ieu accomplit et qui provoqua par la suite le déclin de la société Egyptienne. De plus, en abattant l’objet même de l’adoration des Egyptiens, les Juifs se libérèrent eux-mêmes des chaînes de l’esclavage spirituel. Lorsque Hachem dit à Moïse de tuer le Korban Pessa’h, il Lui répondit : « Maître de l’Univers! Comment puis-je accomplir une telle chose ? Tu sais bien que l’agneau est un dieu égyptien. Comme il est dit : Si nous sacrifions l’abomination des Egyptiens sous leurs yeux, ne vont-ils pas nous lapider ? » (Exode 8:22) D-ieu répliqua : « Aussi longtemps que tu vivras, Israël ne partira pas d’ici avant d’avoir tué les dieux égyptiens précisément sous leurs yeux, afin de leur montrer que leurs dieux ne sont vraiment rien. » C’est effectivement ce qu’Il fit, car cette nuit-là, Il tua les premiers-nés égyptiens et cette même nuit, les Juifs abattirent leurs agneaux et les mangèrent. Lorsque les Egyptiens virent leurs premiers-nés tués et leurs dieux abattus, ils ne purent rien faire, ainsi qu’il est dit : Tandis que les Egyptiens enterraient ceux que l’Eternel avait châtiés parmi eux, même tous leurs premiers-nés ; parmi leurs dieux, l’Eternel exécuta aussi Son décret. (Midrach Rabbah – Exode 16:3)
L’Eternel dit ensuite à Moché : « Aussi longtemps qu’Israël adorera les dieux égyptiens, Il ne sera pas délivré ; va leur dire de renoncer à leur mauvaise conduite et de rejeter l’idolâtrie. » C’est de cela qu’il s’agit dans le verset : « Retirez et prenez-vous des agneaux ». Ce qui signifie : Retirez vos mains de l’idolâtrie et prenez pour vous des agneaux, de cette manière, tuez les dieux d’Egypte et préparez la Pâque ; ce n’est qu’en accomplissant cela que l’Eternel passera au-dessus de vous. Tel est le sens de En restant assis immobiles, vous serez sauvés. (Midrach Rabbah – Exode 16 :2)
Le choix de l’agneau était également significatif à un autre niveau. Les Juifs étaient dès lors occupés à accomplir une prescription Divine ; en plus du rejet des dieux égyptiens, ils s’employaient activement à exécuter l’ordre de D-ieu.
Toutes ces explications, toutefois, semblent ne concerner que l’importance du 10 Nissan, plutôt que le Chabbat précédant Pessa’h. Le 10 Nissan en Egypte s’est trouvé être un Chabbat tout comme cette année 5769, pourtant, sa signification ne semble pas être liée avec ce jour sacré. Ce Chabbat en Egypte fut différent, en fait,  de tous les autres Chabbat précédents car, pour la première fois, l’homme s’était joint à D-ieu pour observer Son jour sacré. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le mode d’observance ne fut pas le repos dans son sens habituel. En effet, l’homme avait reçu l’ordre de se munir d’un agneau, un acte qui, comme nous l’avons déjà noté, était une déclaration ferme affichant une intention clairement polémique lancée au visage des Egyptiens polythéistes et adorateurs de l’agneau.
Le Sfat Emet affirme qu’en prenant un agneau, les Juifs observèrent Chabbat en Egypte. Ce fut leur premier Chabbat en tant que peuple, un moment de transition pour devenir une nation : ils avaient atteint l’âge de la majorité, étaient devenus des adultes (« guedolim ») qui avaient des responsabilités. Ce fut donc un Chabbat « HaGadol ». L’enseignement le plus basique en ce qui concerne le Chabbat est la reconnaissance que D-ieu a créé le monde en six jours. En prenant un agneau, les Juifs rejetèrent l’idolâtrie et acceptèrent D-ieu. Ce ne fut pas simplement un acte qui eut lieu le 10 Nissan, mais un tournant décisif dans l’histoire juive : désormais les Juifs se joignaient à D-ieu pour observer le Chabbat.

Le Rav Lau, ancien Grand Rabbin d’Israël, nous explique que c’est surtout pour rendre hommage aux Bnei Israël qui ont honoré Hachem en prenant le risque d’éveiller la rage des Egyptiens en sacrifiant leur dieu, que ce Chabbat Hagadol a été nommé par rapport au miracle vécu. Car ici, contrairement aux autres miracles survenus lors de la sortie d’Egypte, celui-ci avait la particularité d’associer le courage du peuple Juif.

La Guemara nous enseigne que celui qui profane le Chabbat se rend coupable d’idolâtrie, car il a rejeté l’œuvre de D-ieu. Il est donc clair que ceux qui rejettent l’idolâtrie sont considérés comme « observant le Chabbat ». De plus, en se procurant un agneau, ils observèrent l’unique commandement du Chabbat qui leur fut donné et cet « accomplissement parfait » fit de ce jour un Chabbat réellement grand. Nos sages nous enseignent que si tout le peuple d’Israël observe complètement deux Chabbatot seulement, il méritera la venue du Messie : Rabbi Yo’hanan dit au nom de Rabbi Chimon bar Yo’haï : « Si Israël observait deux Chabbat selon les lois qui s’y rapportent, il serait immédiatement délivré. » (Chabbat 118b) Il est intéressant de noter que, selon le courant de pensée juive dominant, le monde a été créé en Nissan, ce qui signifie que le Chabbat qui eut lieu le 10 du mois constitua le second Chabbat dans l’histoire du monde. Si ces deux Chabbat avaient été observés correctement, le monde aurait été délivré. Dans les Sifré Hapardes, Rav Yechiel Epstein explique que les deux Chabbat devant être observés sont Chabbat Hagadol et Chabbat Chouva. Chacun de ces deux Chabbat possède un pouvoir spécifique qui lui est propre : L’un de ces Chabbat tombe entre Roch Hachana et Yom Kippour et enseigne à l’homme la manière de retourner vers Hachem; l’autre fut le premier Chabbat observé en Egypte et contient en lui les germes de la délivrance. Que l’homme parvienne à maîtriser ces deux Chabbat et le Messie arrivera promptement.

Il nous reste plus qu’à expliquer le fait que le plus souvent Chabbat Hagadol tombe la parachat Tsav. En effet, le verset qui relie la Sidra à la notion de miracle est le suivant: “Un feu continuel sera entretenu sur l’autel, il ne devra point s’éteindre.” (Vayikra 6,6) Hachem nous ordonne d’entretenir ce feu continuellement afin de cacher le fait que ce dernier descendait du ciel par miracle. On retrouve ce même effet aténuateur lorsque Hachem fit souffler un vent violent sur la Mer Rouge la nuit précédant son ouverture, ceci afin de récompenser les croyants et de punir les impies qui relieraiant l’ouverture de la mer au vent qui la précéda. Le Sefer Ha’hinou’h nous indique ici l’approche que nous devons avoir face aux miracles de la sortie d’Egypte et ceux de la vie en générale. Hachem a fait en sorte que le monde réponde aux lois de la nature, mais pour les Bnei Israël chaque instant de la vie est un miracle d’Hachem et expliquer scientifiquement les phénomènes de la nature ne contredit en rien la foi immuable que l’Eternel tire les ficelles de ce monde et que nous en sommes reconnaissant tout au long de la vie!

 

Vayikra – L’humilité inégalable de Moché Rabénou!

17 mars 2010 à 19:01 | Publié dans Vayikra | Laisser un commentaire
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
 

 La Paracha Vayikra (1, 1) s’ouvre sur ces mots : « L’Éternel appela Moïse, et lui parla, de la Tente d’assignation, en ces termes». Ce troisième livre du Pentateuque “Vayikra” traîte des sacrifices, chacun avec ses particularités, que les Bnei Israël allaient apporter au Michkane, ce tabernacle transportable. Mais le mot “vayikra” est un appel d’Hachem à Moché avec une connotation affective, tel que l’explique Rachi. On voit que contrairement aux autres prophètes où Hachem leur parlait subitement et sans préambule, Moché se fait appeller d’une manière plus respectueuse, comme l’on ferait à quelqu’un de respectable, une personalité.

Parallèlement, on retrouve dans toute la Torah la même attitude chez Moché rabénou, sa Anava (humilité) hors du commun.

Dès la première rencontre avec D.ieu dans le buisson ardent, Moché se voile le visage, se tenant à distance. Tout comme ici après la construction du tabernacle, il se comporte de la sorte, toujours effacé si bien qu’Hachem l’interpelle affectueusement, l’élevant vers Lui !!!!

Le message ici est profond car il nous enseigne la notion d’humilité telle que Moché l’avait perçu. Car pour nous cette notion est relative, proportionnelle à la personne. Un homme simple ne paraîtra pas extraordinaire par son humilité car on ne s’attendrait pas à un autre comportement. De même un homme public, avec de nombreuses responsabilités, tel qu’un ministre, son humilité sera mal appréciée voire déplacée. On attend de la prestance et de l’assurance mettant en avant le sens de ses responsabilités, ceci ne sera pas perçu comme de l’orgueil au contraire !!!

De ce point de vue, on ne comprend plus la démarche de Moché qui est le dirigeant du peuple Juif. Un homme d’une extrême grandeur, qui a eu le mérite de faire sortir cette nation d’Egypte, leur ouvrir la Mer Rouge, un homme qui a parlé directement avec Hachem, restant 40 jours et 40 nuits dans les sphères célèstes, avec les anges pour apprendre la Torah orale. Comment peut-il continuer à rester effacé, attendant patiemment l’appel de l’Eternel ????

Cependant, il faut bien le comprendre, l’humilité de Moché n’était pas un refus de l’honneur seulement, c’était tout simplement une partie de lui-même, sa véritable personalité. De ce fait, il n’avait jamais besoin de se demander comment les gens percevraient telle ou telle démarche initiative. Il avait conscience que plus il s’approchait d’Hachem et percevait Sa grandeur, plus il avait conscience de la petitesse de l’homme. On pourrait dire que son humilité n’était pas dans son rapport à autrui, mais plutôt dans son approche de l’Eternel, et donc, pas tenue à une chose !!!!

Hachem l’avait réellement compris et c’est pour cela qu’un miracle se produisait dans le dialogue entre Moché et le Maître du monde; Rachi explique que le son de la voix d’Hachem traversait le campement du peuple Juif arrivant jusqu’aux oreilles de Moché sans que personne n’entende quoi que se soit. Ainsi le prophète pouvait rester fidèle à lui-même, sans que personne s’aperçoive qu’il communiquait avec D.ieu.

 Le sujet de la Anava me tient à coeur, car il y a quelques années j’ai appris la disparition brutale de mon ancien directeur du kodech au Gan Ami à Marseille, emporté par un infarctuce un vendredi soir alors qu’il chantait les chants de chabbat Vayikra. Rav Jacky Barkats comme on l’appellait, n’avait même pas 60 ans. Je l’ai toujours connu effacé mais actif, toujours présent et initiateur de tous les projets de l’école. On se considérait tous comme ses enfants, tant il nous aimait et c’est cette valeur hors du commun qui le caractérisait, demandant toujours conseil avant d’agir et allant jusqu’au plus profond de chaque enfant pour l’aider à donner le meilleur de lui-même !!!

Son emprunte indélébile accompagne aujourd’hui encore des milliers d’anciens élèves, à savoir que la Torah doit être vécue au quotidien dans la joie et que l’action doit aller au delà des connaissances tout en restant humble !!!

C’est le testament qu’il nous a laissé, quittant ce monde au lendemain soir du conseil de classe…. Que son souvenir soit une source de Bera’ha!

Un Blog WordPress.com. | Thème : Pool par Borja Fernandez.
Entrées et commentaires feeds.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.