Parachat Vayétsé – La prière de Yaacov

22 novembre 2009 at 19:39 | In vayetsé | Leave a Comment
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La paracha de Vayétsé traite du départ de Yaacov de sa maison natale vers Harane, suite aux menaces de mort proférées à son égard par Essav . Et à nouveau autour d’un puit (la Torah étant toujours associée à l’eau qui nous est vitale) eu lieu la rencontre émouvante avec Rachel. On connaît la suite, où Lavan son oncle et futur beau père lui inversa Rachel par Léa en prétextant qu’on ne marie pas la seconde avant l’aînée, et de ce fait Yaacov épousa ses deux cousines pour ainsi donner naissance aux douze tribus d’Israël. Mais auparavant il y eut le fameux rêve ou notre patriarche vit une échelle d’où montaient et descendaient des anges et comprit qu’il se trouvait dans un lieu saint. C’est alors qu’il fit une prière en ces termes: “Si le Seigneur est avec moi, s’il me protège dans la voie où je marche, s’il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir; si je retourne en paix à la maison paternelle, alors le Seigneur aura été un Dieu pour moi et cette pierre que je viens d’ériger en monument deviendra la maison du Seigneur et tous les biens que tu m’accorderas, je veux t’en offrir la dîme.” (La Genèse 28, 20-22)
Deux questions viennent à l’esprit en lisant cette prière de Yaacov:
Premièrement le verset raconte que déjà pendant son rêve l’Éternel lui affirma être avec lui et le protéger lors de ce voyage alors d’où vient le besoin de demander à nouveau alors qu’il n’y a déjà plus aucun doute ?
De plus, quel intérêt à prier particulièrement pour du pain et des vêtements, en exprimant le désir particulier de bénéficier – exceptionnellement – du Hessed divin alors qu’on récite tous les jours dans le Birkat hamazone le verset « Tu ouvres la main et rassasies avec bienveillance tout être vivant» ? (Les Psaumes 145,16)
En fait, il faut revoir en profondeur la teneur de cette promesse divine dans le rêve de Yaacov. L’Éternel s’adressa en ces termes: « Puis, l’Éternel apparaissait au sommet et disait: “Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham ton père et d’Isaac; cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité. Elle sera, ta postérité, comme la poussière de la terre; et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi; et toutes les familles de la terre seront heureuses par toi et par ta postérité. Oui, je suis avec toi; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis.” » (La Genèse 28,13-15)
Ce qui apparaît clairement c’est l’absence de promesse quant à la nourriture et aux vêtements. Ce qui démontre que dans la prière de Yaacov en se levant de ce rêve n’est pas un besoin d’être assuré d’avoir bien compris. Il faut donc comprendre qu’il ne s’agit pas d’une prière pour la sécurité physique mais plutôt spirituelle. Notre ancêtre savait la mauvaise influence que tentera d’exercer son oncle idolâtre sur lui et sa famille et c’est pourquoi il avait besoin d’être également rassuré sur ce plan métaphysique car sinon la mission était perdue d’avance.
À ce moment Yaacov, le plus parfait des trois patriarches, ayant bénéficié des conseils et de la sagesse de son père Isaac et son grand-père Abraham, mais surtout âgé de 75 ans et donc construit sur tous les plans par sa propre recherche de la vérité, cet hommes demande s’il ne perdra pas son chemin auprès de Lavan. Et c’est pourquoi sa prière pour le pain et l’habit exprimait surtout l’angoisse d’être mis à l’épreuve de la pauvreté ou de la richesse, car le surplus de confort matériel abîme également une personne. Donc il fallait du pain mais seulement « pour manger » et des vêtements « pour se vêtir » mais rien de plus !!!!!!!!
« si je retourne en paix à la maison paternelle, alors le Seigneur aura été un Dieu pour moi» ce qui signifie que même si Hachem lui promettait dans ce rêve de le ramener en paix vers les terres familiales, il lui fallait être sûr que ça soit « la maison paternelle » avec la même intensité spirituelle, non pas seulement en paix physiquement !!!
Le message du célèbre commentateur ‘Kli Yakar’ est des plus limpide, à savoir que même si l’homme sur le point de subir un déracinement prierai plutôt pour la richesse et la Bera’ha dans l’abondance, pour ainsi survivre l’épreuve du périple, il est aussi important de prier pour trouver un équilibre sur le plan spirituel quelque soit la destination finale. Certaines personnes vont des fois au bout du monde pour leur survie matérielle et aujourd’hui c’est encore plus facile et abordable avec la révolution des transports, mais l’homme ne peut se dissocier des besoins spirituels qui font partie de lui. Malheureusement des gens fuient la France en prétextant l’antisémitisme mais oublient de regarder si lorsqu’ils arriveront en Israël, ils ne s’installeront pas loin des centres communautaires qu’ils avaient l’habitude de trouver près de chez eux. On pense que du fait d’être méritant rien qu’en foulant la terre d’Israël, le reste n’est déjà plus que secondaire. C’est faux car les forces d’opposition sont beaucoup plus évidentes en Israël tant il existe de définitions du judaïsme contemporain !!
C’est pourquoi les aspirations du Olé (l’immigrant) doivent être plus élevées sur le plan spirituel car ici le pain n’est que pour la survie ainsi que l’habit, l’économie reste inexplicable comme l’a déclaré à la Knesset Jacques Attali en 1976, la chemita (année de jachère) reste une source de bénédiction et n’a aucune explication rationnelle. Tout est fait pour nous interpeller sur les priorités à fixer dans notre vie pour réussir la conquête de la Terre Sainte.
Le message de nos ancêtre a toujours été durant tous leurs voyages racontés dans Béréchit, ce soucis de conserver l’identité de la famille juive qui naissait, et on retrouvera plus tard la déchirure lors de l’exil de Yossef en Égypte ce deuil de père ne sachant plus où son protégé trouverait la porte du spirituel loin de lui et lors des retrouvailles Yaacov de dire « Je puis mourir à présent, puisque j’ai vu ta face, puisque tu vis encore!» (La Genèse 46,30) car il avait senti que l’intégrité de son fils perdu était restée intacte malgré l’éloignement.
Puissions tous réussir à nous garder des influences négatives que le monde nos fait subir et ainsi, là où Hachem nous enverra, nous resterons Juifs dans le sens spirituel du terme !!!

Hayé Sarah – Le premier regard est déterminant

10 novembre 2009 at 16:07 | In Hayé Sarah | Leave a Comment
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La Paracha de cette semaine traite des événements survenus après la Akéda d’Isaac, ce sacrifice évité de justesse évoqué dans la paracha précédente, la mort de Sarah qui n’a pas supporté l’épreuve de la Akéda et surtout le premier chidou’h (rencontre organisée à deux êtres afin de les marier) évoqué dans la Torah, celui d’Isaac et Rivka.

Le verset nous raconte (La Genèse – Chapitre 24) la demande formelle d’Abraham à son serviteur dévoué Eliezer d’aller rejoindre les membres de la famille de son maître à Aram Naharïm et chercher une fille pour Isaac car les filles de Canaan, où Abraham s’est installé, n’étaient pas vertueuses. La prière du serviteur étant exhaussée, le voici en présence de Rivka qui lui offre à boire ainsi qu’à ses chameaux au bord du ruisseau. Ce dernier impressionné par tant d’attention et de pudeur l’invite à l’amener chez ses parents qui acceptent tout de suite de la lui confier pour la présenter à Isaac.

Mais voilà que sur le chemin du retour Rivka aperçoit un homme en train de prier alors que le soleil se couchait sans savoir encore que ce dernier était sa destinée. Le Midrache raconte que le choc visuel la fit tomber du chameau et lorsque Eliezer lui annonça qu’elle venait de tomber sur l’homme de sa vie elle prit son châle et se recouvrit.

Si Hachem a rédigé la Torah de cette manière en abondant de détails sur cette rencontre c’est qu’il nous incombe de comprendre cet événement qui détermina la base du relationnel entre ce couple exceptionnel.

Si on le compare aux autres de la famille comme Abraham et Sarah, Yaacov et Ra’hel, on s’aperçoit que les autres étaient beaucoup plus directes dans leur dialogues. En effet, lorsque Sarah s’aperçut que Yichmaël était d’une mauvaise fréquentation pour Isaac elle ordonna à son époux de le renvoyer ainsi que sa mère Hagar. Le ton était donné et l’Eternel rassura Abraham en lui disant que sa femme avait vu juste. (La Genèse – Chapitre 21)

De même lorsque Ra’hel désespera du fait de sa stérilité, elle supplia Yaacov de lui donner des enfants et lui reprocha de ne pas prier comme son père l’avait fait pour Rivka. (La Genèse – Chapitre 30)

Alors que si on suit les versets des parachiyot suivantes on remarque que Rivka a toujours agi de manière discrète et n’a jamais reproché à son époux l’échec dans l’éducation de Essav, si bien que lorsqu’il fut question des béra’hot avant le décès de Isaac, elle arrangea tout de manière à ce que son fils préféré Yaacov les reçut à la place de son frère ainé sans que son mari s’aperçoive du stratagème.(La Genèse – Chapitre 27)

Le Netsiv de Volozine nous enseigne que la raison de tout ça remonte à l’origine de cette rencontre lorsqu’elle a vu cet homme prier et le considéra comme un ange. En se mariant avec lui elle resta sur cette forte impression et ne put jamais l’affronter directement tant elle l’admira et le vénérait. Mais Hachem avait prévu tout ceci, car grâce à ce trait de caractère qui ne la quitta jamais elle ne put éviter la déchirure entre ses deux fils et la rage d’Essav qui jura de tuer son frère après la mort d’Isaac.

Essav est le père de la civilisation grecque qu’on retrouve aujourd’hui dans l’Occident. Cet antisémitisme qui se répercute de générations en générations puise sa source en cette déchirure des deux héritiers d’Isaac provoquée, inconsciemment certes, par Rivka n’osant pas affronter son mari pour lui dire que Yaacov méritait plus ses bénédictions qu’Essav l’aîné.

On voit comment D.ieu planifie l’histoire du monde et les conséquences sur l’humanité qu’on explique à l’origine par les patriarches et leurs épouses, acteurs principaux de l’avenir du monde par leurs actes et leurs traits de caractères, permettant de fixer la donne de l’humanité jusqu’à la fin des temps.

Le’h Le’ha – Croire en Hachem les yeux fermés

29 octobre 2009 at 16:27 | In Le'h Le'ha | Leave a Comment
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La paracha de Le’h Le’ha commence par l’ordre divin donné à Abraham de quitter sa terre natale : “Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai.” (Béréchit 12,1) Et Rachi de commenter sur place que l’Eternel n’a pas révélé l’itinéraire complet jusqu’en Israel, pour que cette contrée puisse être désirée encore plus par Abraham et ainsi lui donner un mérite pour chaque pas l’amenant à destination. Le suspens provoqué par Hachem est compréhensible mais la seconde raison nous laisse interrogatifs car pourquoi le mérite est d’autant plus grand que l’on s’avance vers l’inconnu alors que l’effort reste le même, que l’on sache où l’on va ou pas ? Pourquoi Hachem attend de nous que l’on suive ses ordres aveuglément ? Au contraire aurait-on dit, car la motivation est plus intense lorsque l’on sait ce qu’on fait et pourquoi…. 

Afin d’envisager une réponse qui nous donnera la sensation de ce que la Emouna signifie, prenons comme référence la mitsva de Maasser Béhéma (le prélèvement sur le bétail). Le mode opératoire était le suivant : on faisait passer chaque bête par un portillon qui ne pouvait en faire passer qu’une par une et sur chaque dixième bête on mettait un signe qui la rendait sainte, réservée à Hachem tandis que les autres étaient libres de rester chez le propriétaire qui disposait de ces dernières selon sa volonté. A priori ce procédé est bien plus compliqué que celui consistant à les compter une par une et en prendre un dixième à la fin sans avoir besoin de les faire passer par ce portail étroit. Quel intérêt la Torah a-t-elle vu pour nous ordonner de procéder de cette manière ? Il semble, que l’intention voulue n’est pas de sanctifier la dixième bête seulement mais également toutes les autres qui auront subi le même traitement. En effet, si l’on devait analyser notre rôle dans l’accomplissement des divers commandements qui nous sont ordonnés tous les jours, on comprendrait que l’acte en soi depend de l’aide directe d’Hachem car sans cette dernière rien ne se ferait… 

 Donc ce qui est attendu de notre part est l’intention, la ‘kavana’, la bonne volonté que l’on y met. Ainsi nous serons jugés. Le roi David écrit dans les Psaumes “mon rôle O Hachem, je l’ai dit, est de respecter tes paroles”, ce qui signifie en d’autres termes que ce que je dit, pense et m’organise pour garder les mitsvot, c’est cela mon rôle. De ce fait, il est clair que si l’on comptait les bêtes et l’on prélèverait le dixième d’entres elles à la fin, il n’y aurait pas eu de regard, de kavana, sur les autres bêtes. Alors que maintenant où il faut les faire passer une par une par la porte et les compter sans savoir à l’avance qui parmi elles sera choisie pour être celle du maasser, du prélèvement, celui qui exécute la mitsva aura la même intention pour chaque bête, à savoir que chacune a la possibilité, le potentiel de devenir kadoche et ainsi chaque bête fera donc partie intégrante de la mitsva !!!

  De la même manière nous pouvons expliquer la raison pour laquelle Hachem avait choisi de ne pas indiquer précisement l’itinéraire pour arriver en Israel à Abraham. En effet, en ayant connaissance de la destination finale; le mérite n’aurait été que pour l’acte en soi, les frais de déplacement… Alors que maintenant qu’il devait avancer et se demander à chaque pas si c’était bien la volonté d’Hachem, son intention d’accomplir la mitsva était intense à chaque moment car il était possible qu’Hachem lui fasse changer de route constament. Et puisque nous avons prouvé que ce sur quoi nous sommes jugés c’est sur l’intention, l’investissement que nous mettons en avant, il va de soi que sur chaque moment où nous nous demandons si nous sommes en accord avec la mitsva, nous sommes méritant !!!!!

   Ce qui nous permet de conclure que notre raison d’être n’est pas dans l’accomplissement unique des actes de foi mais surtout dans l’intensité, dans l’effort, dans la démarche que nous avons, seuls témoins de notre Emouna. Notre quotidien nous fait oublier le sens des choses que l’on fait instinctivement presque; se lever tous les matins et mettre les téfilines, faire chabbat car c’est sur le calendrier… nous fait perdre l’intention attendue par le Créateur. Et malheureusement les mitsvot finissent par nous paraître rébarbatives, contraignantes !!! 

Le message qui nous est laissé de ce long voyage qu’entreprit Abraham est le même que pour les autres épreuves auxquelles il sera attendu au tournant telles que le sacrifice d`Isaac où Hachem ne lui indiquera qu’à la fin le lieu (qui sera celui du Temple plus tard). Pour élargir l’idée je terminerai en disant que c’est bien le propre du juif d’avancer sans savoir où D.ieu guide ses pas, sans comprendre le pourquoi des épreuves et des tragédies vécues depuis l’esclavage en Egypte (date de la formation du peuple Juif), mais notre force que les nations nous envient est bien celle de la détermination, du courage et de notre dignité malgré les souffrances que nous subissons encore aujourd’hui dans le monde. C’est cette même force qui nous est ordonnée d’avoir par Hachem lorsqu’il nous est demandé d’espérer en la venue du Machia’h par une Emouna chéléma, une foi parfaite tel que Maimonide nous l’enseigne dans les lois relatives à la foi. 

Mes chers amis, je souhaite expressement que ce message pénètre en nos esprits car il me semble que dans le monde ou nous vivons, toutes les valeurs prônées dans le judaisme sont mises à mal pour la simple raison qu’elle sont engageantes et responsabilisantes. le Midrache explique qu’Hachem regarda dans la Torah et s’inspira pour créer le monde, ce qui veut dire que l’équilibre du monde passe automatiquement par le respect des valeurs que nos ancêtres nous ont fait hériter, c’est pourquoi  l’on peut parler d’universalisme de la Torah !!!!

Béréchit – Le monde créé ex nihilo

16 octobre 2009 at 10:25 | In berechit | Leave a Comment
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J`éspère que les fêtes de Tichri se sont bien passées et que la reprise aussi. Chaque fête a le pouvoir de nous renforcer pour commencer l`année sur de nouvelles bases, si l`on a pris la peine de chercher le sens des différentes mitsvot rattachées à ces jours uniques. Et c’est ainsi que nous reprenons le cycle annuel des parachiyot en ouvrant la Genèse qui commence par le récit de la création du monde, de même qu`Hachem reconstruit le monde chaque jour de l`an. Ce qui est extraordinaire, c`est le nombre important d`acteurs dans ce premier tome du Pentateuque, ce qui bien evidemment nous invite à tenter de développer nos recherches sur les différents qualités et les leçons de vie que nos patriarches nous ont laissé en  héritage. Mais en attendant d’apprendre les enseignements relatifs aux actes de nos pères bibliques, essayont d’entrevoir l’explication du premier verset de la Bible “Au commencement l’Eternel créa les cieux et la terre.” donnée par le Ora’h Haim Hakadoche.

Tout d’abord il est essentiel de préciser qu’il ne s’agit pas ici d’une donnée chronologique venant ainsi annoncer l’ordre des événements relatifs à la création du monde où nous vivons. En effet, il s’agit de nous révéler le premier enseignement de la Torah à savoir qu’Hachem a créé le ciel et la terre ex nihilo, c’est à dire que la base de la croyance juive est que la création du monde a commencé de rien, Hachem n’a pas utilisé d’éléments physiques existants pour créer.
Une allégorie nous aidera à comprendre les conséquences réelles de ce postulat: un homme à la recherche d’un bien immobilier dispose de plusieurs options;
- la première et la plus simple est d’acheter du tout prêt, si Hachem l’aide tout ira très vite vu qu’il n’y a pas de négociations avec les entrepreneurs, les ouvriers, la paprasse, etc….
- la seconde est d’acheter sur plan, c’est la manière la plus répandue et ce pas seulement parce qu’elle offre la possibilité d’acquérir du neuf mais surtout car il est possible de faire des arrangements avec l’architecte selon ses propres besoins.
Cependant il reste de nombreux inconnus, à savoir le genre de voisins qu’on aura, ou les orientations géographiques exactes souhaitées. Seuls des personnes véritablement aisées peuvent se permettre d’acquérir un terrain et y construire la maison de leur rêves. Malgré tout eux aussi seront limités dans la réalisation de ce rêve car tout dans ce monde ici bas est limité, rien est véritablement sur mesure et chacun doit s’efforcer de joindre l’utile à l’agréable, d’adapter le rêve à la réalité, d’apprendre à se suffir de ce qu’il dispose.
Cette idée est valable pour l’Homme qui ne peut créer qu’à partir d’éléments existants. En effet, même le chimiste le plus érudit ou le nobel de physique ne pourront pas dépasser le fait que toute création réalisée par l’Homme ne pourra jamais être ex nihilo.
Seul Hachem a pu donc créer un monde adapté parfaitement à la fonction et au but de sa création.
Quel est ce but? Celui de faire du bien à ses créatures, de leur procurer la plénitude à savoir de pouvoir arriver à la perfection dans la réalisation de soi.
L’Eternel a pu créer le monde sans aucune entrave et donc rien ne l’empêche aujourd’hui et demain d’amener ce monde à sa finalité, à la perfection totale.

La conception du monde des idolâtres a toujours été contraire à ce que nous enseigne ce premier verset de la Torah, et cela n’est pas par hasard. Selon eux il n’y a pas de Maître du monde, les idoles qui dominent les forces de la nature ne les ont pas créées, car le monde a toujours été. De ce fait les idolâtres ne conçoivent pas la notion de bien absolu mais plutôt celle du relatif.
Evidemment que celui qui conçoit les choses ainsi ne s’efforcera donc jamais d’améliorer le monde de manière morale ou spirituelle, à fortiori lui-même… car tout est relatif, tout est limité et il n’y a donc aucune possibilité d’atteindre le bien absolu.
Mais le peuple juif, issu d’Avraham, Its’hak et Yaacov, detient la vérité car c’est la première leçon de la Torah : Hachem a créé le monde à partir de rien, ce qui rend ce monde parfait, illimité et il appartient à chacun de nous, en nous réalisant pleinement de rapprocher le monde de sa finalité, de sa perfection absolue.
Il est certain que l’Homme est souvent amené a constater à quel point il est loin de la perfection et ne voit pas de raison suffisante à s’efforcer encore pour l’atteindre. C’est pourquoi il est essentiel de nous le dire et le répéter que si Hachem a créé le monde dans ce but, il est evident qu’Il a insufflé dans celui-ci toutes les forces necéssaires à sa finalité.
Notre devoir est donc d’ambitionner réellement à la perfection de nous mêmes, et surtout pas de manière hypothétique.

Cette leçon arrive justement après les fêtes de Tichri ou nous avons puisé toutes les forces, nous l’espérons, utiles à nos actions et à nos réalisations pour cette nouvelle année à venir.
Pour ma part, le fait d’avoir initié un office des jeunes (au 24 Ben Hamou étage -2) avec la kehila des marseillais de Har Homa, où le renouveau est d’une certaine manière plus présent qu’à l’accoutumé, il va de soi que les attentes d’Hachem pour cette nouvelle année sont nombreuses concernant notre si belle kehila. Mails il est certain également qu’Hachem nous a donné à Roch hachana toutes les forces necéssaires à la réalisation de Ses attentes.
A nous tous, unis comme une famille heureuse, d’en avoir conscience et de rapprocher par nos bonnes actions la venue du Machia’h tsidkeinou, Amen !

Choftim – Lutter face à la menace psychologique de l’ennemi

16 août 2009 at 12:48 | In 1, Choftim | Leave a Comment
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Cette semaine, la paracha commence par l’ordre de mettre en action, dès l’entrée du peuple Juif en Israël, un appareil juridique et policier agissant avec impartialité et professionalisme. Il y a là une nécéssité de rendre justice rapidement, pas de mise en examen, pas d’emprisonnement le temps de préparer l’accusation. Il est vrai que la justice permet d’éviter les conflits, de protéger les dominés. Mais tout cela n’est que conséquence de la justice mais pas le but recherché. En effet, ce dernier est beaucoup plus métaphysique, car la justice permet à l’homme de purifier son relationnel avec son prochain. Il y a là notion de purification tout comme celle des sacrifices qui permet à l’homme de se rapprocher de l’Eternel. On comprend pourquoi l’animal devait être Cacher mais surtout sans défaut physique, car il est un vecteur de pureté.
Ce préambule nous permet de mieux aborder le sujet de la guerre. Après que Hachem énnoncera précisément ce que signifie la justice durant les trois quarts de la paracha, voici que l’on change de chapitre et le verset d’annoncer: “Quand tu t’avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille, et que tu verras cavalerie et chariots de guerre, une armée supérieure à la tienne, n’en sois pas effrayé; car tu as avec toi l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte.” (Devarim 20,1)
Rachi explique le rapprochement en disant que si l’on garde la justice scrupuleusement, Hachem nous protègera lors des guerres à venir.
De nos jours avec la menace atomique que l’Iran fait peser sur nous en Israel, les menaces verbales de ces derniers jours qui échauffent les esprits de chacun, ce verset devient des plus actuels. C’est pourquoi il serait intéréssant d’analyser, d’après la Torah, ce que veut dire la peur de l’ennemi. Car le passouk est clair en nous ordonnant de repousser ces sentiments de craintes qui, à priori, sont naturels. Néanmoins, si l’on poursuit notre lecture on s’aperçoit qu’il y a contradiction avec l’ordre de partir en guerre sans crainte de notre vulnérabilité potentielle. Le verset continue: “Or, quand vous serez sur le point de combattre, le pontife s’avancera et parlera au peuple. Il leur dira: “Ecoute, Israël! Vous allez, en ce moment, livrer bataille à vos ennemis; que votre courage ne mollisse point; soyez sans crainte, ne vous laissez ni déconcerter ni terrifier par eux. Car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis et de vous procurer la victoire.” Ensuite les préposés parleront au peuple en ces termes: “Si quelqu’un a bâti une maison neuve et n’en a pas encore pris possession, qu’il parte et s’en retourne à sa maison; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre en prendrait possession. Si quelqu’un a planté une vigne et n’en a pas encore acquis la jouissance, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre acquerrait cette jouissance. Et si quelqu’un a promis mariage à une femme et ne l’a pas encore épousée, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre homme l’épouserait.” Les préposés adresseront de nouveau la parole au peuple, et diront: “S’il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche, qu’il se retire et retourne chez lui, pour que le cœur de ses frères ne défaille point comme le sien!” Alors, les préposés ayant fini de parler au peuple, on placera des officiers de légions à la tête de l’armée.” (Devarim 20,2-9)
On se demande alors, si la Torah prévoit qu’il puisse avoir des morts au combat, pourquoi nous demande-t-elle de ne pas avoir peur de l’ennemi ??? La réponse se trouve dans le verset lui-même si l’on prend la peine de le lire correctement. Il s’agit de la peur des chars, d’un peuple plus nombreux. Qu’est-ce qui engendre la peur ? Le danger lui-même n’effraie pas car objectivement tout le monde sait qu’il y a toujours des morts lors d’un conflit, mais lorsqu’on observe l’ennemi, son arsenal, sa force de frappe, on est pris d’un effroi incontrolable. C’est l’imagination, la projection de ce que pourrait impliquer une défaite qui détruit le morale du soldat. C’est là tout le message qu’Hachem veut nous donner.
Il ne faut pas croire que ce sont les armes, les missiles ou les chars de nos ennemis qui sont la menace, ils ne sont qu’une illusion car en fait Hachem contrôle ces ustensils. Il ne s’agit pas ici de rentrer sa tête dans le sable et attendre de se faire tirer dessus en pensant que peu importe l’arme qui va faire le sale boulot puisque de toute façon le résultat sera le même. Au contraire, on se doit d’anticiper et d’adopter la meilleure stratégie pour gagner le plus facilement. Hachem nous interdit de craindre la menace psychologique de l’ennemi. On a tous en mémoire les défilés des chars russes pendant la guerre froide, ou dernièrement ceux d’Iran. Leur manière n’a pas changé, il y aura toujours quelqu’un pour menacer le peuple Juif, mais notre réaction doit toujours être la même, à savoir que la menace n’est pas directement liée à l’ennemi, ce dernier n’a pas la possibilité d’exécuter tant qu’Hachem ne lui donne pas le feu vert. Tout n’est qu’illusion et c’est l’Eternel qui fait la guerre.
 
Le Hafets Haïm reprend cet enseignement pour aller encore plus loin et dire que la vrai guerre n’est pas celle que nos enemis nous livrent mais surtout celle que notre Yetser Ara nous prépare à chaque moment de la journée. Ce sont les mêmes procédés qui agissent ici. Prenons l’exemple d’un homme qui se lève le matin en prenant la ferme résolution de modifier son quotidien. Aujourd’hui il sera à l’heure à la prière, il ne quittera pas la synagogue avant la fin, il gèrera ses affaires le plus justement et sans compromis, il sera concentré au cours de Torah du soir; toute une révolution dans sa journée !!
Mais le Yetser Ara se prépare également au combat…, il sait que cet homme tiendra ses promesses tant qu’il restera concentré sur ses nouveaux objectifs. Ainsi, il va tout faire pour l’en éloigner. Et c’est parti: le téléphone sonne juste avant que notre homme ne franchisse le pas de la porte pour aller à la synagogue, au milieu de la prière il se souviendra que juste aujourd’hui il avait promis à son épouse de faire les courses avant d’aller au travail, et là dommage que justement aujourd’hui vient l’assureur constater les dégats et qu’il faille arrondir le montant (vers le haut bien sûr). On le comprend mais demain c’est sûr il sera parfait ……
C’est ainsi qu’on prend conscience de l’emprise qu’exerce sur nous cet ennemi intérieur. A chaque fois on a l’impression de ne pas avoir le choix, on voudrait être sur la bonne voie mais encore une fois tout n’est qu’illusion et il nous est difficile de s’en défaire.
 
La justice, c’est cela !! C’est remettre de l’ordre dans notre vie et tout d’abord à l’intérieur de nous mêmes. C’est une chance que D.ieu nous donne d’avoir un mois entier pour se préparer à Roch Hachana, en purifiant notre intérieur par l’introspection, le bilan de nos actions, l’analyse de nos faiblesses, des mauvaises influences, de notre léthargie à accomplir les mitsvot. Hachem nous interdit d’avoir peur, cette peur qui bloque l’esprit, celle qui nous ralentit dans notre engagement, ce “je peux pas, c’est pas pour moi”…
Il faut se dire qu’Hachem fait ce qu’il a à faire, la nature remplit son rôle à merveille, le soleil ne refuse jamais d’éclairer le monde, et les nations attendent toujours de nous voir exemplaire, mais nous est-ce que nous remplissons notre rôle de Juif ? Alors faisons ce que nous avons à faire et au diable les illusions !!!!
Je terminerai en évoquant le message adressé dans la paracha de la semaine dernière. Hachem présente au peuple Juif  le choix entre la bénédiction si l’on suit les commandements de la Torah et la malédiction si on les refusent. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de troisième option, celle du milieu à savoir: accomplir ce qui nous arrange parmi les mitsvot de manière passer entre les mailles en disant “qu’on me laisse tranquille, je veux être ni beni ni maudit !”
C’est impossible, notre histoire nous a montré qu’il n’y a jamais eu de période où l’on a cessé de s’interresser aux juifs.
Souhaitons que  le mois de Eloul nous permette de faire le vide à l’intérieur de nous mêmes et qu’Hachem nous aide à prendre les bonnes résolutions pour l’année à venir !!!!

Re’eh – La bénédiction est à portée de main

14 août 2009 at 13:36 | In Re'eh | Leave a Comment
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“Voyez, je vous propose en ce jour, d’une part, la bénédiction, la malédiction de l’autre: la bénédiction, quand vous obéirez aux commandements de l’Éternel, votre D.ieu, que je vous impose aujourd’hui; et la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements de l’Éternel, votre D.ieu, si vous quittez la voie que je vous trace aujourd’hui, pour suivre des dieux étrangers, que vous ne connaissez point. Or, quand l’Éternel, ton D.ieu, t’aura installé dans le pays où tu vas pour le conquérir, tu proclameras la bénédiction sur le mont Garizim, la malédiction sur le mont Hébal. (Devarim 11,26-28)

Moché place devant Israël la bénédiction et la malédiction, selon leur obéissance ou non aux lois de D.ieu. Il leur explique que le culte sacrificiel sera établi dans un lieu à déterminer, et exhorte le peuple à ne pas écouter ceux qui voudraient les inciter à l’idolâtrie. En tant que fils d’Hachem, ils doivent se différencier des peuples idolâtres environnant, notamment par leur alimentation. Ils doivent prélever la dîme sur la récolte, aider les pauvres, libérer les esclaves et enfin, accomplir les fêtes de pélerinage.

A priori, cette introduction des bénédictions ainsi que des malédictions dans notre Paracha est superflue du fait que dans Ki Tavo, trois sections plus loin, Moché détaille dans de long versets les différents événements qui surviendront dans le temps si les Bnei Israël suivront les précèptes de la Torah ou non. Quel est donc le sens à ce “Voyez” de notre Paracha?

Rav Chimchone Raphael Hirsh, rabbin de la communauté de Francfort au XIXème siècle, explique qu’en fait lorsque les Léviim ont prononcé la bénédiction sur le mont Garizim et la malédiction sur le mont Hébal, ces montagnes ont reçu l’influence des mots qui ont été dit sur leur sol. Désormais, le mont Garizim est devenu le symbole de la Béra’ha tandis que le mont Hébal représente la Klala. D’ailleurs, à ce jour ces deux montagnes ont gardé par leur aspect extérieur – la verdure pour l’une et l’aridité pour l’autre – leur symbolique.

Le message de Moché vient ici nous enseigner une base de la Avodat Hachem; il ne faut pas seulement avoir à l’esprit qu’à travers l’accomplissement des Mitsvot on est méritant de bénédictions, il est nécéssaire de voir de ses propres yeux la Béra’ha dans sa beauté afin de s’imprégner réellement et avoir une foi inébranlable. On a donc conscience que la bénédiction est à portée de main et qu’il ne faut surtout pas la laisser filer! Nous avons tous un ami ou un proche qui croit en la chance, la destinée comme étant des vecteurs de notre existence. Mais plutôt que de chercher à parfaire leur comportement, ils préfèrent s’adonner aux Ségoulot porte-bonheur afin d’orienter positivement leur Mazal et ainsi trouver la bénédiction dans leurs entreprises. En fait, c’est parce qu’il est difficile pour l’homme de vivre constamment en pensant que chacune de ses actions aura une conséquence sur le coefficient chance de son avenir, qu’il se laisse tenter par ces soi-disant gri-gris moins responsabilisants.

De même la malédiction, qu’Hachem nous en préserve, ne relève pas de forces obscures incontrôlables, nous dépassant. La Torah nous indique clairement que de même que nous voyons l’aridité sur le mont Hébal, nous sommes à mêmes de faire le lien entre nos actes et la malchance qui nous poursuit. La bénédiction comme la malédiction du produit de la terre obéissent au seul bon vouloir d’Hachem. En réalité l’Eternel se soumet au bon vouloir de l’homme dès l’instant où il applique les Mitsvot. La bénédiction lui est acquise à profusion. A contrario, D.ieu se doit de sévir par une malédiction lorsque l’homme se détourne des Mitsvot.

Ne doutons jamais de notre faculté de résister aux séductions de notre penchant au mal. Soyons au contraire bien conscient du fait que notre aptitude à accomplir le bien nous est procurée par Hachem, qui sera avec nous, comme Il nous le dit Lui-même – “que je vous impose aujourd’hui…” N’ayons donc aucune crainte ! Nos Sages nous enseignent en effet (Souka 52a) que le mauvais penchant nous domine constamment tout au long de la journée et que si Hachem ne nous assistait pas, nous serions vaincus !
Ne nous laissons pas davantage aller au désespoir en pensant qu’Il accordera Ses bénédictions uniquement s’il y a de nombreux hommes vertueux ici-bas, et donc qu’il ne sert à rien d’être le seul pieux dans un environnement dépravé… La Torah emploie ici le singulier (“Vois – Re’eh”), pour bien montrer que même l’individu peut être le véhicule par lequel la bénédiction divine se répand dans le monde entier. C’est donc une inviation personnelle qui nous est envoyée dans cette Paracha afin de nous introspecter et prendre conscience de l’extraordinaire cadeau qui nous est donné par Hachem, ce libre arbitre qui fait que nous avons la possibilité d’écrire l’histoire de notre vie à travers l’orientation que nous choisissons de prendre. C’est ce qui fait la supériorité de l’Homme par rapport aux autres créatures de l’Eternel sur la Terre!

Balak – La jalousie et la concurence détruisent la société

2 juillet 2009 at 19:05 | In Balak | Leave a Comment
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Cette semaine nous est racontée l’histoire d’un roi Moabite Balak qui a fait appel à Bilam, le plus grand des prophètes et des magiciens parmi les nations pour maudire le peuple Juif et ainsi l’affaiblir en l’écartant de sa foi. ”Il envoya des messagers à Bilam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le fleuve, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander, en ces termes: “Un peuple est sorti d’Egypte; déjà il couvre la face du pays, et il est campé vis-à-vis de moi. Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi: peut-être parviendrai-je à le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit.”(Les Nombres 22,5-6)

Bilam accepte et rencontre un ange d’Hachem sur son chemin qui l’avertit du risque qu’il prenait en tentant de s’opposer aux destinées du peuple élu. Ainsi Bilam rejoint Balak sur une colline dans le désert surplombant le campement des Hébreux et le prévient de répéter strictement les propos que D.ieu lui dictera.

On connait la suite, à trois reprises ce ne seront que des louanges proférées par Bilam, déconcerté, qui énerveront Balak au point de renvoyer ce prophète chez lui avec toutes les malédictions qu’on puisse souhaiter à son pire ennemi.

Quel est le message qui nous est adressé à travers ce récit ? Le fait que nous soyons super protégés par Hachem ? Surement pas, l’histoire nous montrera le contraire car nos ancêtres ont fauté, suite à cet événement, en se laissant séduire par les Moabites, réputées pour exceller en philosophie idolâtre et extérieurement vêtues de la dernière mode.

La description de l’état d’esprit du peuple Juif à cette époque nous est contée par les louanges de Bilam, dictées par l’Eternel lui-même.

Je voudrais relever avec vous l’une d’entre elles qui a fait de ce verset un chant connu de tous : “Ma tovou oalé’ha Yaacov michkénoté’ha Israel” qui se traduit par “Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob! Tes demeures, ô Israël!” (Les Nombres 24,5). On notera la présence des deux noms de notre patriarche Yaacov, appelé plus tard Israël par Hachem lui-même.

Rachi explique ce verset en relevant une caractéristique propre aux Hébreux, qui dans leur campement du désert ont tenu à respecter l’intimité du voisin en évitant de placer les portes de leur tentes les unes en face des autres. c’est ce qui a inspiré Bilam à citer ce verset.

Dans le traité de Sanhédrine (108 A) Rabbi Yo’hanane nous enseigne qu’à travers les bénédictions de cet impie (Bilam) on discerne les mauvaises intentions de ce dernier. Car nous savons qu’il avait été engagé pour maudire le peuple du Livre et Hachem renversait le tout par des louanges. Bilam désirait anéantir les synagogues et autres lieux d’étude de la Torah, ainsi l’Eternel lui dicta “Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob”. il souhaitait écarter la présence Divine, mais Hachem lui récita “Tes demeures, ô Israël”.

 

A priori on serait tenter d’opposer l’explication de Rachi à celle de la guémara Sanhédrine car selon Rachi l’intention de Bilam était de maudire ce peuple qui tenait à respecter profondément la vie privée de chacun, alors que d’après la guémara il voulait anéantir leur lieux de cultes.

 Penchons nous d’abord sur le commentaire de Rachi. En fait, ce qui a frappé Bilam était cette capacité de chacun à améliorer son confort sans empêcher le voisin de respecter ce proverbe de nos sages: qui est riche ? celui qui sait se réjouir de ce qu’il possède.

Cette philosophie de vie nous permet de comprendre le fait que grâce à cela nul ne serait amené à convoiter, à jalouser son prochain et à rechercher tous les moyens d’en avoir autant. En effet, la jalousie, indépendamment du mal qu’elle contient en elle, provoque chez l’homme le besoin de courir après les plaisirs de ce monde, et de ralentir sa recherche spirituelle. Les sages nous ont enseigné à ce propos que celui qui désire faire rentrer à l’intérieur de soi les enseignement que nous offre la Torah doit auparavant prier afin de moins désirer manger et boire.

On comprend maintenant que les enseignements de Rachi et du Talmud sont en fait complémentaires, car en se comportant de manière à ne pas convoiter le bien de son prochain on empêche le Yetser Ara de nous influencer à rechercher les plaisirs les plus matériels de ce monde. Ainsi l’homme devient libre de vouer sa vie à l’évolution spirituelle quotidienne qui apporte un équilibre à tous ceux qui harmonisent leur vie en concordant leurs besoins matériels à ceux spirituels.

Bilam désirait mourir tel un juste, “Qui peut compter la poussière de Jacob, nombrer la multitude d’Israël? Puissé-je mourir comme meurent ces justes, et puisse ma fin ressembler à la leur!”(Les Nombres 23,10), c’est à dire faire téchouva une minute avant de quitter ce monde sans faire un bilan de ses actes régulièrement et essayer de se parfaire en vivant harmonieusement avec la Torah.

Il voulait mourir avec la téchouva mais pas vivre avec cette dernière.

C’est un sentiment qui abrite beaucoup de gens de la communauté, et cela de tout temps. On écoute le discours du rabbin le chabbat matin, on s’en souvient et on le répète quelque fois à table, mais aller jusqu’à mettre en application ces conseils de vie dans son quotidien, s’en est trop ! Changer ses habitudes, maitriser ses envies, se réjouir de se qu’on a c’est bon pour les hommes qui ne vivent que pour l’étude de la Torah !!!

Cette bonne conscience pour les autres nous affaiblit nous-mêmes et nous empêche de rechercher l’authenticité dans notre vie. C’est pour cela qu’il faut encore plus s’investir dans l’étude et tout mettre en œuvre pour l’intégrer dans notre quotidien, car tout le monde envie celui qui vit en harmonie avec sa conscience !!!!!

Quelle liberté d’action !!!

Béaaloté’ha – La Ménora: le lien entre Hachem et le peuple Juif

1 juin 2009 at 17:06 | In Béaaloté'ha | Leave a Comment
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La paracha de cette semaine commence par l’ordre divin d’allumer tous les jours les sept veilleuses de la Ménora du Michkane: “Parle à Aaron et dis-lui: Quand tu disposeras les lampes, c’est vis-à-vis de la face du candélabre que les sept lampes doivent projeter la lumière.”(Bamidbar 8,2) Hachem précise à Moché la nécéssité de construire un candélabre d’une seule pièce en or où toutes ses branches seront rattachés à celle du milieu sans quelconque soudure. Et c’est alors que l’on s’interroge pourquoi Hachem répète-il ce détail alors qu’il avait été explicite dans les parachiyote Térouma et Vayakel, et quelle est donc la raison de cette redondance ???
En fait le verset fait suite à la recommendation d’avoir les bougies orientées vers la bougie centrale, ce qui n’est pas simplement un détail mais une allusion à notre façon de vivre telle qu’elle devrait être sur le plan matériel comme spirituel.
Le Sfourno, grand commentateur de la Torah en Italie au XVI siècle, explique que les trois lampes à droite et les trois autres de gauche servent ensembles celle du milieu qui représente la volonté divine. Et c’est l’expression que l’on a retrouvé lorsque les Juifs ont dit ensemble :”tout ce que voudra Hachem nous ferons” au pluriel, c’est à dire qu’avec le concours de toutes les forces réunies vers un même but nous répondrons à son appel.
On comprend donc que chaque membre du peuple juif ne peut pas servir son créateur dans son coin, reclus de la société car la Torah nous a été donnée alors que nous étions tous réunis autour d’une même montagne. Bien sûr que dans l’urgence on protège d’abord ses intérêts mais cela ne doit pas être une vision de la vie en général.
 
Néanmoins, même après être arrivé à ce stade l’homme se demande: faut-il tout donner quitte à ne pas profiter de son aisance ? Est-ce qu’on ne pourrait pas diviser une partie pour soi et l’autre pour le prochain ??? C’est la vision chrétienne des choses, vivre pour la cause. Hachem voit les choses complètement différamment, car en fait si l’un réussit dans ses entreprises et vit aisément, c’est d’abord Hachem qui l’a désiré. Pour la simple raison que chacun a ses propres qualités qui l’aidront dans son service Divin.
 
On pourrait illustrer cela par la parabole suivante: Réouven se rend dans un restaurant luxueux et rencontre Simon qui en sort. Les deux travaillent pour la même société et Simon lui confie avoir mangé avec ses potes sur le compte de cette dernière. Réouven fait de même et le lendemain les deux se retrouvent dans le bureau du patron. Simon est remboursé mais pas Réouven. Le patron s’explique en disant que Simon invite des gros clients et leur fait signer des contrats juteux à la fin du repas, donc le repas fait parti du business alors que Réouven ne rapporte rien au groupe.
Le message se décrypte tout seul: un riche peut profiter de ses biens – car ils lui ont été destiné – mais pas gratuitement, sans contrepartie. Car grâce à cela il pourra avoir plus d’invités chez lui par exemple, aider les institutions toraniques, engager plus d’ouvriers pieux et honnêtes. Ses beaux habits le représenteront dans son niveau social et par ricochet il honorera la communité auprès des nations. Cet homme se posera toujours la question comment servir la communauté à travers ses affaires. Il ne divise pas une partie pour lui et une autre pour la communauté, il est investi complètement pour Hachem et c’est cela qui le différencie des autres riches car lui, il dépense mais pour le compte de la société.
C’est pour cela qu’Hachem répète ici encore la nécéssité d’avoir une Ménora (qui représente le lien entre Hachem et le peuple Juif) conçue d’une seule pièce pour évoquer à l’homme la mission qui lui est confiée, à savoir vivre complètement pour honorer le Créateur tel que l’ont enseigné nos sages dans Pirkei Avot (les Maximes de nos Pères) : tous tes actes, tous tes investissement seront Léchem Chamaïm, pour la gloire d’Hachem !!

Bamidbar – Objectif commun, chemins différents

22 mai 2009 at 14:44 | In Non classé | Leave a Comment
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Le livre des Nombres commence ainsi: “Faites le relevé de toute la communauté des enfants d’Israël, selon leurs familles et leurs maisons paternelles, au moyen d’un recensement nominal de tous les mâles, comptés par tête. Depuis l’âge de vingt ans et au-delà, tous les Israélites aptes au service, vous les classerez selon leurs légions, toi et Aaron. Vous vous adjoindrez un homme par tribu, un homme qui soit chef de sa famille paternelle. ” (Bamidbar 1,2-3-4)

La Paracha qui ouvre ce quatrième tome du Pentateuque évoque, en abondant de détails, dans un ordre bien rigoureux, le recensement du peuple Juif. En lisant les versets de ce dénombrement des hommes agés de vingt à cinquante ans, on a l’impression de se retrouver dans un bureau de statistiques nationales et, mis à part l’information des chiffres intéréssante, on est en droit de se demander quelle est la raison si cruciale de quantifier, de compter chaque tribu des Hébreux durant cette traversée du désert, au point que tout ce livre soit intitulé ‘Les Nombres’? De plus, que nous apporte ce recensement sur le plan spirituel, des milliers d’années plus tard?

En fait, il faut comprendre que dans le précédant livre, le Lévitique que nous venons de clôturer, il nous a été enseigné les lois du sacrifice avec tous les détails permettant à la sainteté du peuple Juif de péréniser dans le temps, tant sur le plan individuel que collectif. Désormais, le temps est à la concrétisation de cet état de fait et le livre de Bamidbar vient nous indiquer le moyen de réaliser cette mission ô combien vitale pour la suite de l’histoire de notre peuple. Comment donc construire ce foyer juif tout en évitant les pièges que nous réserve l’Histoire?

La première étape consiste à “relever” le nombre exact de membres en âge d’activité. Dans le terme relever il ya le mot lever qui indique dès l’ouverture de ce recensement la présence d’une donnée à caractère spirituel puisqu’il s’agit d’élevation. En effet, compter est aussi séparer, individualiser, mais surtout apporter une importance à chaque entité bien définie et de ce fait indépendante. Chaque membre, quel que soit ses qualités, bonnes ou mauvaises, est appelé à remplir une mission unique au sein du peuple, et qu’il est seul à même de réussir. Nous avons déjà une indication quant à la nécéssité de recenser seulement les hommes âgés de 20 à 50 ans, qui sont principalement les seuls capables, physiquement et mentalement, de répondre à cette attente. Seulement eux sont considérés comme membre de cette “communauté des enfants d’Israël” car une communauté est un groupe de personnes qui ambitionnent l’atteinte d’un objectif commun et qui conjuguent ensembles leur force pour y parvenir.

Partant de ce principe, nous pouvons comprendre le sens de ce “recensement nominal” car le nom exprime l’essence de la personne qui le porte, et c’est une invitation à un placement de chacun au bon endroit, pouvant remplir sa mission selon ses capacités. D’autre part, il ne s’agit pas d’un recensement d’individus uniquement mais celui de “familles”, de “maisons paternelles”. Chaque famille est bien distincte de ses voisines mais il n’y a pas de paradoxe avec l’appélation commune d’enfants d’Israël. La Torah vient nous enseigner une règle de base à savoir que malgré le fait que l’objectif soit commun - nous tous étudions la Torah et respectons ses mitsvot - le chemin emprunté pour atteindre l’objectif qui est de vaincre le Yetser Ara et acquérir la crainte d’Hachem, doit forcément être différent pour chacun d’entre nous tant nos caractères et nos personalités diffèrent selon les personnes, les familles ainsi que les tribus. Il est donc évident que cette approche sera différente et devra être adaptée selon les personnes.

En conclusion, nous voyons que l’unité du peuple Juif n’est pas une notion abstraite ou superficielle, elle répond à un objectif qui est celui de l’éternité. Pour l’atteindre il faut avoir à l’esprit ces deux paramètres indissociables qui sont: l’union des personnes par le fait qu’elles sont toutes au même niveau face à leur mission, mais également la reconnaissance de la différence entre ces derniers et non l’occultation. C’est la garantie de l’éternité du peuple Juif ainsi que sa mission spirituelle en ce monde.

Kedochim – Sanctifier le matériel

1 mai 2009 at 14:57 | In Kedochim | 1 Comment
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 ”Parle à toute la communauté des enfants d’Israël et dis-leur: Soyez saints! Car je suis saint, moi l’Éternel, votre Dieu. Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats: je suis l’Éternel votre Dieu.” (Vayikra 19,2-3)

Ces deux versets par lesquels la Paracha commence, indiquent au lecteur que la notion de Kedoucha, de sainteté, est liée à celles du respect des parents et de l’observance du Chabbat. La question saute aux yeux, à savoir quel est le rapport entre cette notion de sainteté d’une part, qui à priori fait appel à un état d’esprit des plus élevés, ainsi que Rachi traduit Kedochim par Prouchim, celui de la piété, et le respect des parents et du Chabbat qui sont apparemment des mitsvot qui relèvent de la morale collective? De plus, pourquoi le verset termine-il par la répétition “je suis l’Éternel votre Dieu”?

Le Rav Yehiel Epstein, auteur du Arou’h Achoul’han rappelle que lors de la seconde fois où les Dix Commandements ont été énoncés, dans le livre de Devarim, on retrouve explicitement “je suis l’Éternel” à propos de ces mêmes mitsvot: “Observe le jour du Sabbat pour le sanctifier, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu…Honore ton père et ta mère, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu, afin de prolonger tes jours et de vivre heureux sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te destine.” (Devarim 5, 11-15)

Le sens à cela est le suivant: ces deux commandements sont logiques, acceptés et promulgués dans toutes les civilisations modernes, car il est concevable chez tout un chacun que l’homme a besoin d’un jour hebdomadaire pour se ressourcer et ainsi pouvoir péréniser son efficacité dans son travail, tout comme respecter ses parents relève de la morale minimum. C’est pourquoi la Torah nous recommande de ne pas respecter ces mitsvot sous pretexte que tous les peuples s’accordent sur leur nécéssité pour l’humanité, mais parce que Hachem nous l’a ordonné “comme te l’a prescrit l’Éternel”. La première fois où ont été prononcés les Dix Commandements au Mont Sinaï, il n’y avait pas de besoin d’un tel avertissement tant le degré spirituel des Bnei Israël était élevé et comparable aux anges, mais suite à la faute du veau d’or qui les avait fait descendre de niveau il fallait appuyer, préciser que ces commandements doivent être respectés seulement “comme te l’a prescrit l’Éternel”.

Nous pouvons aussi ajouter que la proximité des versets “Soyez saints” et “Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats” indique le chemin qui permet d’atteindre la Kedoucha, car lorsque l’homme observe les mitsvot pour honorer le Maître du Monde, et non pas parce que ces lois ne dérangent pas son mode de vie, il s’élève et peut arriver à la sainteté. Il en est ainsi pour toutes nos activités touchant au matériel, si l’on conjugue le spirituel dans le domaine matériel en donnant une place centrale au Créateur dans notre vie, alors nous pouvons sanctifier notre existence!

Nous pouvons désormais comprendre le Midrache Raba (Vayikra 24,9): ‘Ma sainteté est au-dessus de votre sainteté’. A savoir qu’Hachem nous demande de tendre à un haut niveau de sainteté mais seulement en sanctifiant le matériel et non pas en devenant ascète comme d’autres croyances le préconise. Le peuple Juif est constitué de personnes égales les unes des autres si bien qu’il n’y a pas de hiérarchie qui ferait que l’élevation n’est réservée qu’aux élites, au contraire, chaque homme a le devoir de se réaliser en sanctifiant son quotidien, en agissant pour la gloire de l’Eternel!

A ce propos, le Rav Zilberstein raconte l’histoire du premier imprimeur de Bnei Brak qui avait l’exclusivité dans ce secteur jusqu’au jour où un concurent vint s’installer en face de lui. Evidemment toute la famille s’insurgea, mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils virent leur père accueillir ce nouveau concurent les bras ouverts en lui donnant une longue liste de clients et en lui expliquant durant de longues heures le fonctionnement des machines à imprimer. Ses enfants lui demandèrent, interloqués: nous pouvons comprendre que par ta bonté extraordinaire tu n’as pas chercher à le nuire, mais montre nous le verset dans la Torah qui te demande d’aider ton concurent avec une si grande générosité?

Leur père leur répondit calmement: il y’a bien une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, c’est que la Parnassa (gagne-pain) est fixée par l’Eternel et que personne ne peut ôter de son prochain ce qui lui est réservé ne serait-ce qu’un sou, donc c’est tout naturellement que j’ai aidé cette personne qui vient seulement d’entrer dans ce secteur d’activité en sachant que rien de ce qui m’est réservé par Hachem ne sera touché, n’est-ce pas?

Cette histoire nous montre qu’en fait nous savons beaucoup de choses qui nous permettent de connaître la véritable pensée juive mais qui ne sont pas assez ancrées dans notre esprit, et c’est cela la sagesse, c’est de vivre en harmonie avec ces enseignements. Ce vieil imprimeur continua: ‘mes chers enfants, sachez que chercher son gagne-pain est une malédiction car si jamais Adam (le premier homme) n’avait pas fauté nous aurions le mérite de vivre en priant et étudiant la Torah tout le temps, mais puisque désormais nous devons suer pour gagner notre vie, n’est-ce pas une occasion en or de me décharger de cette malédiction en aidant mon prochain et ainsi pouvoir être plus libre d’étudier dans la joie? N’avons-nous pas assez de pain pour manger et d’habits à porter?’

Voici un exemple vivant de ce que peut voiloir signifier la sainteté, au-delà de ce que cet homme a été miséricordieux avec son prochain, il a répandu la Kedoucha dans le monde entier!

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