Parachat Vayéchev – Yossef vendu par ses frères
7 décembre 2009 à 11:15 | Publié dans Vayechev | Laisser un commentaireTags : avot, benjamin, binyamine, chimon, daat torah, dracha, Egypte, freres, hachem, jacob, levi, machia'h, paracha, parasha, rabbanim, rabbi akiva, reouven, sfourno, shevatim, shimon, simon, tunique, Vayechev, vendu, vente de Yossef, yaacov, yehouda, Yossef
La parachat Vayéchev commence par un événement dramatique, qui jusqu’à la fin des temps bousculera notre esprit, à savoir la vente de Yossef par ses frères. C’est incontestablement l’une des histoires les plus troublantes de la Torah. Le degré d’élévation spirituel des fils de Yaacov dépasse l’entendement de chacun de nous, si bien qu’il nous est presque impossible de tenter une quelconque explication de ce qui a pu être leur motivation à se séparer de leur frère en l’envoyant en exil, loin de son père, vendu en esclave. La gravité de cette faute fera que des siècles plus tard, Rabbi Akiva et 9 autres tsadikim furent exécutés dans une barbarie extrême afin d’expier la faute des 10 frères de Yossef (Binyamine n’ayant pas participé à cet épisode).
Le fait que la décision de vendre Yossef fut à l’unanimité, nous indique que les frères étaient tous convaincus d’agir selon de règles de justice des plus claires. Le verset indique “En effet, lorsque Joseph fut arrivé près de ses frères ils le dépouillèrent de sa robe, de la tunique à rayures dont il était vêtu; et ils le saisirent et ils le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide et sans eau. Comme ils étaient assis pour prendre leur repas, ils levèrent les yeux et virent une caravane d’Ismaélites, laquelle venait de Galaad; leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de lotus qu’ils allaient transporter en Égypte.”(La Genèse 37,23-25), ce qui signifie sans ambiguïté que leur décision était prise en toute conscience et après avoir jeté Yossef dans un trou, ils déjeunèrent tranquillement en attendant qu’une caravane de commerçants nomades vienne à leur rencontre et acheter Yossef pour esclave.
D’un autre coté des années plus tard, lorsque Yossef, devenu vice roi en Egypte reconnut ses frères venus lui acheter du blé et ainsi survivre à la famine, retenu Shimon comme otage en attendant de voir Binyamine, ces derniers se lamentèrent en faisant un rapprochement de leur situation avec celle de Yossef au moment de la vente; “Et ils se dirent l’un à l’autre: “En vérité nous sommes punis à cause de notre frère; nous avons vu son désespoir lorsqu’il nous criait de grâce et nous sommes demeurés sourds. Voilà pourquoi ce malheur nous est arrivé. Ruben leur répondit en ces termes: “Est ce que je ne vous disais pas alors: Ne vous rendez point coupables envers cet enfant! Et vous ne m’écoutâtes point. Eh bien! Voilà que son sang nous est redemandé.” (La Genèse 42,21-22)
Nous observons que les frères ont compris 14 ans plus tard que leur erreur était d’avoir agi envers Yossef de manière pragmatique voire froide alors qu’ils auraient du faire preuve de jugement plus humain. Mais il ne s’agit en aucun cas de regretter de quelque manière que se soit d’avoir jugé leur frère, néanmoins c’est surtout de l’avoir fait avec des préjugés qui les firent douter de leur clairvoyance.
Quel était donc le motif pour lequel ils sont arrivés a agir de telle sorte; et quelle est la raison pour laquelle ils n’ont pas jugé bon de demander à Yaacov leur père de trouver lui-même la réponse adaptée face au problème existentiel que leur posait Yossef ?
La réponse que nous propose le Sfourno est des plus subtiles ; les frères de Yossef savaient parfaitement que chacun d’entre eux avait une mission spécifique dans le projet spirituel du peuple Juif et c’est la raison pour laquelle ils ne comprenaient ni pourquoi Yossef se permettait d’ambitionner à devenir le premier de la lignée des rois d’Israël, ni pourquoi leur père avait sciemment approuver les intentions de son fils en lui offrant une tunique à rayures, symbole du roi vêtu d’habits de grande valeur.
De plus, comme nous l’explique le Maguid de Doubno, les frères savaient que l’un d’entre eux allait donner naissance à la lignée des rois d’Israël, mais en même temps ils n’imaginaient pas que Yossef pouvait être l’élu du fait de son comportement hautain envers eux et la facilité avec laquelle il se permettait de raconter à Yaacov tous leurs méfaits, lorsqu’on sait que la mission première du roi est d’être le représentant d’Hachem, avec toute l’humilité que ça nécessite !!!
Enfin, du fait que Yaacov avait pris parti pour Yossef en lui offrant cette fameuse tunique, ses autres fils n’ont à aucun moment jugé utile d’en parler à leur père, le considérant parti prenante donc dans l’impossibilité totale d’apporter une solution partiale et juste à ce problème. Là, résidait leur erreur et cet exemple nous aidera à saisir encore plus fort le message qui est transmis ici à chacun d’entre nous:
Un groupe de personnes sur un bateau guette à l’horizon la terre ferme quand soudain le capitaine muni de ses jumelles s’écrie ‘terre a bâbord’! Les gens suivent son regard mais ne voient rien à vu d’oeil, alors ils le traitent de menteur. Mais l’un d’entre eux les fait taire en leur disant ‘comment pouvez-vous douter du capitaine alors qu’il est le seul a disposer de jumelles pour voir au loin?’
Comment les fils de Yaacov pouvaient penser que leur père voyait les choses du même objectif qu’eux? Yaacov, le plus parfait des Avot, son visage gravé sur l’un des pieds du trône céleste, jugerait les situations de manière subjective? Est-ce qu’on pouvait parler de décision à la majorité quand Yaacov disposait d’un champ de vision mille fois plus grand que ses propres enfants?
Voila comment l’homme peut passer complètement à côté de sa vie et des bonnes décisions quand il ne prend pas la peine de demander conseils aux grands de la génération, aux rabbanim qui voient par discernement alors que lui est dans le flou !!!
Si jamais nous pouvions à notre niveau transposer l’histoire de la vente de Yossef par ses frères dans notre vie quotidienne, nous verrions facilement combien de fois nous avons pensé être les seuls à pouvoir décider de ce qui est bon pour nous et réaliser, parfois des dizaines d’années plus tard, à quel point nous avions tout faux. Par extension nous pouvons ajouter que l’autre enseignement de ce tragique épisode de la Torah est qu’il est évident qu’on ne peut vivre son judaïsme de manière personnelle sans tenir compte des mauvaises influences de notre entourage et qu’il est essentiel voire vital de vivre près de nos maîtres qui pourront mieux nous connaître et ainsi nous conseiller d’après le Daat Torah, ce discernement que seule la Torah peut nous garantir qu’il est des plus objectifs possible à l’échelle humaine !
Vayichla’h – Le rapport à l’argent chez Yaacov.
30 novembre 2009 à 21:40 | Publié dans vayichla'h | Laisser un commentaireTags : dracha, essav, hachem, hashem, machia'h, paracha, parasha, vayichla'h, vayishlach, yaacov
La paracha de la semaine traite longuement de la rencontre des deux frères ennemis Essav et Yaacov qui aurait du se passer par un combat sanglant entre l’armée de Essav (400 hommes) et les membres de la famille de son cadet. Notre patriarche se prépara à cet événement par la prière, les cadeaux, et les armes. Mais il savait que son frère serait encore plus impressionné s’il divisait les cadeaux (bétails et autres) en plusieurs groupes, de ce fait Essav arriverait jusqu’à lui après plusieurs étapes où il recevrait à chacune d’elles des présents qui le calmerait et lui feraient renoncer à tuer son frère qui a reçu les dernières bénédictions d’Isaac leur père.
Tout en préparant ces différents camps, le verset raconte que Yaacov resta seul le soir après avoir fait traversé sa famille le fleuve de Yabok et qu’il eut un long combat avec une homme jusqu’au lever du jour. “Jacob étant resté seul, un homme lutta avec lui, jusqu’au lever de l’aube. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, il lui pressa la cuisse; et la cuisse de Jacob se luxa tandis qu’il luttait avec lui. Il dit: “Laisse moi partir, car l’aube est venue.” Il répondit: “Je ne te laisserai point, que tu ne m’aies béni.” Il lui dit alors: “Quel est ton nom?” Il répondit: “Jacob.” Il reprit: “Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort.” Jacob l’interrogea en disant: “Apprends-moi, je te prie, ton nom.” Il répondit: “Pourquoi t’enquérir de mon nom?” Et il le bénit alors. ” (La Genèse 32,25-30)
Rachi explique qu’il retourna prendre quelques fioles d’huiles qu’il avait oublié de l’autre côté de la rive et qu’un ange de Essav l’attaqua. Lorsqu’il vit qu’il pouvait le battre et que le soleil se levait il demanda à Yaacov de le laisser repartir mais ce dernier refusa tant qu’il ne recevait pas de bénédiction de l’ange. Et c’est là qu’il lui fut annoncé le changement son nom en Israël .
On est loin d’imaginer la grandeur d’âme de nos ancêtres et si la Torah détaille ce qui apparemment nous parait être un défaut comme retourner chercher quelques fioles sans grande valeur, c’est bien qu’il nous faut déceler le message qui nous concerne, et c’est ce que nous allons essayer de comprendre ensemble à travers les commentaires de nos sages.
Le yetser ara est comparé à une mouche qui se niche dans un coin du cœur. De même que la mouche se pose sur les plaies de l’homme et suce son sang, ne serait-ce que sur une petite plaies, ainsi tant que l’homme est parfait le yetser ara ne peut l’atteindre, mais dès qu’il décèle une quelconque défaillance il l’attaque sur ce point faible.
Nos sages se demandent pourquoi Yaacov resta seul malgré la nuit pour rechercher quelques objets auxquels on n’attacherait aucune importance ?
C’est pour nous montrer à quel point l’argent des tsadikim leur est important. De là est venue la célèbre caricature du juif radin, proche de ses biens. Mais sachant que la cupidité est un grand défaut il nous faut comprendre la raison pour laquelle précisément les justes agissent ainsi.
En fait, ce n’est pas l’attachement à l’argent synonyme de moyen d’assouvissement des désirs qui les anime mais le moyen d’accomplir une infinité de mitsvot. Lorsque nous sommes amenés une fois par an à choisir notre loulav et étrog pour la fête de souccot on est pris d’un sentiment de respect proportionnel à l’effort pécuniaire et de temps qu’il nous a coûté. C’est pour cela que le tsadik s’efforce de dépenser un argent qu’il sait propre. S’il est employé, il fera attention à ne pas perdre un instant sur le compte de son employeur. S’il est indépendant il gèrera ses affaires en évitant toute fraude. Et s’il emploie du personnel il agira le plus scrupuleusement possible, sans jamais retarder le versement de leur salaire. De ce point de vue nous ne sommes plus surpris que les tsadikim font attention à leur argent !
Mais il est clair que cette démarche doit être la plus parfaite, tel un funambule qui ne doit pas flancher. C’est pourquoi le tsadik devra penser à chaque moment si son attachement aux dépenses pour les mitsvot n’est en rien abîmé par un quelconque intérêt autre que celui d’accomplir le plus possible la volonté d’Hachem.
Et c’est sur ce point que l’ange d’Essav a voulu tester Yaacov. Au moment où il l’a vu retourner récupérer quelques fioles il a pensé à l’attaquer, profitant du brouillard dans l’esprit de Yaacov, occupé à ses affaires.
Le verset nous le dit bien à propos de la corruption qu’elle aveugle les sages même de la grandeur de Yaacov.
C’est là où l’on comprend que leur combat était avant tout idéologique et Yaacov réussit à prouver tout au long de la nuit qu’il était libre de tout soupçon quant à son approche de l’argent, connaissant l’ampleur des dégâts pouvant être causés à sa foi. Et la raison de ce combat jusqu’au matin est une allusion aux périodes sombres que pourrait traverser le peuple juif et la nécessité dans ces moments là de redoubler d’efforts pour ne pas salir notre foi car lorsque l’éclaircissement viendra avec le Machia’h tout sera limpide et notre engagement sera connu de tous, ici comme la haut.
Mais une cicatrice est restée de ce combat pour toute les générations futures. L’ange frappa Yaacov à la cuisse et de même que cet organe est caché ainsi les paroles de Torah sont considérées comme cachées. Nos sages expliquent que dans la mesure où l’homme laisse place à la cupidité, cette soif d’argent, sa capacité à approfondir ses connaissances en Torah sera limitée. Et de conclure que tout celui qui accomplit la Torah dans la pauvreté finira par le faire dans la richesse. Il s’agit d’une richesse spirituelle bien entendu car son investissement aura été complet. Et c’est ainsi que le roi David écrit dans les psaumes (119,71): « C’est un avantage pour moi d’avoir connu ta misère, pour mieux apprendre tes préceptes. » !!
Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir accéder à une immensité de connaissances en Torah par tous les moyens de communications développés ces dernières années. Mais l’épreuve est là car nous sommes amenés à devoir fournir d’autres efforts pour mériter d’intégrer tout ce qu’on apprend en nous mêmes. On ne peut plus prétexter le manque de temps ou de connaissances pour se pencher vers l’infinité de la Torah mais il nous reste toujours à investir pour que notre corps soit un ustensile valable et étanche, capable de recevoir et ingérer ces connaissances qui agissent positivement sur notre équilibre. C’est notre mission en ce nouveau millénaire où les influences négatives à notre éthique juive n’auront cesse de vouloir enlever à notre peuple le plus précieux de ses biens !!!
Le’h Le’ha – Croire en Hachem les yeux fermés
29 octobre 2009 à 16:27 | Publié dans Le'h Le'ha | 1 CommentaireTags : abraham, actes de foi, chabat, Créateur, david, Emouna, Emouna chéléma, eternel, hachem, isaac, Israel, Judaisme, kadoche, kavana, l'esclavage en Egypte, Le'h Le'ha, lech lecha, Maasser Béhéma, machia'h, Maimonide, Midrach, Midrache, Mitsva, mitsvot, mitzvot, paracha, parasha, peuple juif, Psaumes, Rachi, sacrifice d`Isaac, tefilines, Temple, torah, universalisme
La paracha de Le’h Le’ha commence par l’ordre divin donné à Abraham de quitter sa terre natale : “Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai.” (Béréchit 12,1) Et Rachi de commenter sur place que l’Eternel n’a pas révélé l’itinéraire complet jusqu’en Israel, pour que cette contrée puisse être désirée encore plus par Abraham et ainsi lui donner un mérite pour chaque pas l’amenant à destination. Le suspens provoqué par Hachem est compréhensible mais la seconde raison nous laisse interrogatifs car pourquoi le mérite est d’autant plus grand que l’on s’avance vers l’inconnu alors que l’effort reste le même, que l’on sache où l’on va ou pas ? Pourquoi Hachem attend de nous que l’on suive ses ordres aveuglément ? Au contraire aurait-on dit, car la motivation est plus intense lorsque l’on sait ce qu’on fait et pourquoi….
Afin d’envisager une réponse qui nous donnera la sensation de ce que la Emouna signifie, prenons comme référence la mitsva de Maasser Béhéma (le prélèvement sur le bétail). Le mode opératoire était le suivant : on faisait passer chaque bête par un portillon qui ne pouvait en faire passer qu’une par une et sur chaque dixième bête on mettait un signe qui la rendait sainte, réservée à Hachem tandis que les autres étaient libres de rester chez le propriétaire qui disposait de ces dernières selon sa volonté. A priori ce procédé est bien plus compliqué que celui consistant à les compter une par une et en prendre un dixième à la fin sans avoir besoin de les faire passer par ce portail étroit. Quel intérêt la Torah a-t-elle vu pour nous ordonner de procéder de cette manière ? Il semble, que l’intention voulue n’est pas de sanctifier la dixième bête seulement mais également toutes les autres qui auront subi le même traitement. En effet, si l’on devait analyser notre rôle dans l’accomplissement des divers commandements qui nous sont ordonnés tous les jours, on comprendrait que l’acte en soi depend de l’aide directe d’Hachem car sans cette dernière rien ne se ferait…
Donc ce qui est attendu de notre part est l’intention, la ‘kavana’, la bonne volonté que l’on y met. Ainsi nous serons jugés. Le roi David écrit dans les Psaumes “mon rôle O Hachem, je l’ai dit, est de respecter tes paroles”, ce qui signifie en d’autres termes que ce que je dit, pense et m’organise pour garder les mitsvot, c’est cela mon rôle. De ce fait, il est clair que si l’on comptait les bêtes et l’on prélèverait le dixième d’entres elles à la fin, il n’y aurait pas eu de regard, de kavana, sur les autres bêtes. Alors que maintenant où il faut les faire passer une par une par la porte et les compter sans savoir à l’avance qui parmi elles sera choisie pour être celle du maasser, du prélèvement, celui qui exécute la mitsva aura la même intention pour chaque bête, à savoir que chacune a la possibilité, le potentiel de devenir kadoche et ainsi chaque bête fera donc partie intégrante de la mitsva !!!
De la même manière nous pouvons expliquer la raison pour laquelle Hachem avait choisi de ne pas indiquer précisement l’itinéraire pour arriver en Israel à Abraham. En effet, en ayant connaissance de la destination finale; le mérite n’aurait été que pour l’acte en soi, les frais de déplacement… Alors que maintenant qu’il devait avancer et se demander à chaque pas si c’était bien la volonté d’Hachem, son intention d’accomplir la mitsva était intense à chaque moment car il était possible qu’Hachem lui fasse changer de route constament. Et puisque nous avons prouvé que ce sur quoi nous sommes jugés c’est sur l’intention, l’investissement que nous mettons en avant, il va de soi que sur chaque moment où nous nous demandons si nous sommes en accord avec la mitsva, nous sommes méritant !!!!!
Ce qui nous permet de conclure que notre raison d’être n’est pas dans l’accomplissement unique des actes de foi mais surtout dans l’intensité, dans l’effort, dans la démarche que nous avons, seuls témoins de notre Emouna. Notre quotidien nous fait oublier le sens des choses que l’on fait instinctivement presque; se lever tous les matins et mettre les téfilines, faire chabbat car c’est sur le calendrier… nous fait perdre l’intention attendue par le Créateur. Et malheureusement les mitsvot finissent par nous paraître rébarbatives, contraignantes !!!
Le message qui nous est laissé de ce long voyage qu’entreprit Abraham est le même que pour les autres épreuves auxquelles il sera attendu au tournant telles que le sacrifice d`Isaac où Hachem ne lui indiquera qu’à la fin le lieu (qui sera celui du Temple plus tard). Pour élargir l’idée je terminerai en disant que c’est bien le propre du juif d’avancer sans savoir où D.ieu guide ses pas, sans comprendre le pourquoi des épreuves et des tragédies vécues depuis l’esclavage en Egypte (date de la formation du peuple Juif), mais notre force que les nations nous envient est bien celle de la détermination, du courage et de notre dignité malgré les souffrances que nous subissons encore aujourd’hui dans le monde. C’est cette même force qui nous est ordonnée d’avoir par Hachem lorsqu’il nous est demandé d’espérer en la venue du Machia’h par une Emouna chéléma, une foi parfaite tel que Maimonide nous l’enseigne dans les lois relatives à la foi.
Mes chers amis, je souhaite expressement que ce message pénètre en nos esprits car il me semble que dans le monde ou nous vivons, toutes les valeurs prônées dans le judaisme sont mises à mal pour la simple raison qu’elle sont engageantes et responsabilisantes. le Midrache explique qu’Hachem regarda dans la Torah et s’inspira pour créer le monde, ce qui veut dire que l’équilibre du monde passe automatiquement par le respect des valeurs que nos ancêtres nous ont fait hériter, c’est pourquoi l’on peut parler d’universalisme de la Torah !!!!
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