Korah – l’égalitarisme est une rébellion devant l’Eternel

19 juin 2009 at 13:33 | In Korah | Leave a Comment
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La paracha débute par un épisode difficile à comprendre tant la vengence d’Hachem fut violente, et pourtant au XXIème siècle, ce combat de Korah pour la démocratie a tout l’air honorable voire exemplaire. Que s’est-il passé pour que lui et ses deux cent cinquante acolytes soient exterminés de la sorte, comme en témoignent les versets: “la terre ouvrit son sein et les dévora, eux et leurs maisons, et tous les gens de Korah, et tous leurs biens. Ils descendirent, eux et tous les leurs, vivants dans la tombe; la terre se referma sur eux, et ils disparurent du milieu de l’assemblée. Et tous les Israélites qui étaient autour d’eux s’enfuirent à leurs cris, disant:”La terre pourrait bien nous engloutir!” Puis un feu s’élança de devant le Seigneur, et consuma les deux cent cinquante hommes qui avaient offert l’encens.” (Bamidbar 16,32-35)

Si l’on relit l’histoire telle qu’elle nous est contée dans la paracha, nous nous apercevrons que Korah n’a pas été accusé de rébellion face à Moché et Aharon mais contre l’Eternel. “Alors Moïse dit: “Par ceci vous reconnaîtrez que c’est l’Éternel qui m’a donné mission d’accomplir toutes ces choses, que je n’ai rien fait de mon chef: si ces gens meurent comme meurent tous les hommes; si la commune destinée des hommes doit être aussi la leur, ce n’est pas Dieu qui m’a envoyé. Mais si l’Éternel produit un phénomène; si la terre ouvre son sein pour les engloutir avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans la tombe, vous saurez alors que ces hommes ont offensé l’Éternel.” (idem 16,28-30)

Pourtant dès l’ouverture de notre paracha on observe que Korah s’offusque envers les deux dirrigeants du peuple Juif et leur repproche d’avoir pris en mains la destinée des Hébreux alors que chacun a la possibilité de se gérer tout seul: “Ils s’avancèrent devant Moïse avec deux cent cinquante des enfants d’Israël, princes de la communauté, membres des réunions, personnages notables; et, s’étant attroupés autour de Moïse et d’Aaron, ils leur dirent: “C’en est trop de votre part! Toute la communauté, oui, tous sont des saints, et au milieu d’eux est le Seigneur; pourquoi donc vous érigez-vous en chefs de l’assemblée du Seigneur?” (idem 16,2-3)

Pourquoi Moché considéra cette revendication comme une rébellion devant l’Eternel? “Et Moïse dit à Korah: “Or, écoutez, enfants de Lévi. C’est donc peu, pour vous, que le Dieu d’Israël vous ait distingués de la communauté d’Israël, en vous admettant auprès de lui pour faire le service du tabernacle divin, et en vous plaçant en présence de la communauté pour la servir? Il t’a donc approché de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi, et vous réclamez encore le sacerdoce! En vérité, toi et toute ta bande, c’est contre l’Éternel que vous vous êtes ligués; car Aaron, qu’est-il, pour que vous murmuriez contre lui?” (idem 16,8-11)

En fait, pour comprendre et donner un sens à cet épisode douloureux de la traversée du désert, il nous faut tout d’abord expliquer ces versets: “Moïse, en les entendant, se jeta sur sa face; puis il parla à Korah et à toute sa faction, en ces termes: “Demain, le Seigneur fera savoir qui est digne de lui, qui est le saint qu’il admet auprès de lui; celui qu’il aura élu, il le laissera approcher de lui.” (idem 16,4-5) Rachi nous éclaire avec le Midrache suivant: “Demain” Moché s’adressa à Korah et lui dit: “Hachem a limité le monde par des cloisons, pourriez-vous inverser le matin au soir? De la même manière il est impossible d’anuler la hiérarchie”. Cet enseignement nous impose la question à savoir pourquoi Moché compare Korah à un homme voulant inverser le jour et la nuit? Voulait-il changer l’ordre de la création du monde lorsqu’il revendiqua le droit au sacerdoce?

Le Kli Yakar répond qu’effectivement, Korah a été diplomate mais au fond de lui se cachait une rébellion envers le Créateur du Monde. Si Korah affirmait qu’Hachem n’avait pas choisi Moché et Aharon, nous aurions compris qu’il ne reconnaissait pas la prophétie de Moché. Mais ce révolutionaire a été beaucoup plus loin lorsqu’il affirma “C’en est trop de votre part! Toute la communauté, oui, tous sont des saints, et au milieu d’eux est le Seigneur; pourquoi donc vous érigez-vous en chefs de l’assemblée du Seigneur?” Korah a renié le choix d’un prophète ou un Cohen parmis l’assemblée, jugeant que chacun est saint, et par conséquence Moché et Aharon s’élèvent comme des dictateurs. Pourtant, une des bases de la foi juive est la force de la Havdala, la séparation. A la sortie de Chabbat, nous disons cette phrase: Celui qui sépare le Kodech du ‘Hol, la lumière de l’obscurité, Israël des nations, le septième jour des six jours d’activité. Quelle est la raison pour laquelle nous mentionons toutes ces différences alors qu’il suffirait, à priori, de rappeler uniquement la sainteté de Chabbat par rapport aux autres jours de la semaine? Il faut donc déduire que la Havdala n’est pas réduite à une bénédiction de séparation, mais un concept unique en soi relié aux autres ’séparations’. La seule présence de cette notion de Havdala est en soi un témoignage de la présence divine, du Maître du Monde. Comment?

Prenons l’exemple d’un employé d’usine qui s’en prendrait à son supérieur hiérarchique en lui disant: Ne me dis pas ce que j’ai à faire! De quel droit tu me prends de haut? Es-tu plus intelligeant que moi? Nous sommes tous égaux devant la loi!… Il ne fait aucun doute que même si le directeur était sénile, et que tous les employés étaient à la même enseigne, de toutes les manières la revendication de cet homme ne vaut rien. Si l’usine vivait dans l’anarchie totale nous aurions compris et encouragé cet employé. Mais la logique veut qu’il y ait un patron qui décide selon son bon vouloir et c’est comme cela que fonctionnent les millions d’usines dans le monde. Ce patron a tous les droits et quand bien même il aurait nommé un chef de production pas compétent, se rebeller contre ce dernier reviendrait à s’en prendre au PDG directement!

C’est pourquoi, le fait même qu’Hachem a instauré dans la création du monde ce pouvoir de séparer, met un lien direct entre notre foi en un Créateur célèste et le pouvoir qu’Il a de classifier et de partager les rôles selon Sa volonté. Celui qui affirme qu’il n’y a pas de supériorité du saint sur le profane, d’Israël sur les nations, parce que tout les hommes sont égaux, est tout simplement en train de renier Hachem et Sa création quant bien même ses propos semblent humanistes. Par extension, nous comprenons maintenant le lien, qui n’est pas un hasard, entre ceux qui mettent au même niveau les hommes et les animaux, les socialistes avec comme porte drapeau la parité, l’égalité, et toutes ces associations de défense des animaux dirrigées par des athés généralement hostiles aux Juifs…

Moché Rabeinou a percé le fond de la pensée de Korah. En apparence, c’est un révolutionaire franc voulant se rapprocher de la ‘kedoucha’ et la redistribuer équitablement aux Bnei Israël. Mais en fait, ce qui se cachait derrière cette revendication d’égalitarisme, n’était rien d’autre qu’une remise en question de l’ordre divin, “vous saurez alors que ces hommes ont offensé l’Éternel.” (idem 16,30) ! Et c’est tout naturellement que nous comprenons pourquoi Korah et sa bande ont péri de cette manière comme en témoigne le verset “Ils descendirent, eux et tous les leurs, vivants dans la tombe; la terre se referma sur eux, et ils disparurent du milieu de l’assemblée.” (idem 16,33) Ajoutons que c’est la seule fois dans l’Histoire où l’Eternel agit ainsi car du fait que Korah et ses acolytes ont renié la création du monde telle qu’elle a été exécutée par Hachem, il fallait donc une réponse surnaturelle pour les éradiquer de la Terre. Aucun élément de la nature n’a été utilisé, ni les maladies, ni l’agonie, ni la mort naturelle. La fin de Korah a été un des plus grands témoignages de l’Histoire qu’il y a bel et bien un Maître du monde, ce fut donc un grand moment de gloire pour l’Eternel !

Kedochim – Sanctifier le matériel

1 mai 2009 at 14:57 | In Kedochim | 1 Comment
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 ”Parle à toute la communauté des enfants d’Israël et dis-leur: Soyez saints! Car je suis saint, moi l’Éternel, votre Dieu. Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats: je suis l’Éternel votre Dieu.” (Vayikra 19,2-3)

Ces deux versets par lesquels la Paracha commence, indiquent au lecteur que la notion de Kedoucha, de sainteté, est liée à celles du respect des parents et de l’observance du Chabbat. La question saute aux yeux, à savoir quel est le rapport entre cette notion de sainteté d’une part, qui à priori fait appel à un état d’esprit des plus élevés, ainsi que Rachi traduit Kedochim par Prouchim, celui de la piété, et le respect des parents et du Chabbat qui sont apparemment des mitsvot qui relèvent de la morale collective? De plus, pourquoi le verset termine-il par la répétition “je suis l’Éternel votre Dieu”?

Le Rav Yehiel Epstein, auteur du Arou’h Achoul’han rappelle que lors de la seconde fois où les Dix Commandements ont été énoncés, dans le livre de Devarim, on retrouve explicitement “je suis l’Éternel” à propos de ces mêmes mitsvot: “Observe le jour du Sabbat pour le sanctifier, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu…Honore ton père et ta mère, comme te l’a prescrit l’Éternel, ton Dieu, afin de prolonger tes jours et de vivre heureux sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te destine.” (Devarim 5, 11-15)

Le sens à cela est le suivant: ces deux commandements sont logiques, acceptés et promulgués dans toutes les civilisations modernes, car il est concevable chez tout un chacun que l’homme a besoin d’un jour hebdomadaire pour se ressourcer et ainsi pouvoir péréniser son efficacité dans son travail, tout comme respecter ses parents relève de la morale minimum. C’est pourquoi la Torah nous recommande de ne pas respecter ces mitsvot sous pretexte que tous les peuples s’accordent sur leur nécéssité pour l’humanité, mais parce que Hachem nous l’a ordonné “comme te l’a prescrit l’Éternel”. La première fois où ont été prononcés les Dix Commandements au Mont Sinaï, il n’y avait pas de besoin d’un tel avertissement tant le degré spirituel des Bnei Israël était élevé et comparable aux anges, mais suite à la faute du veau d’or qui les avait fait descendre de niveau il fallait appuyer, préciser que ces commandements doivent être respectés seulement “comme te l’a prescrit l’Éternel”.

Nous pouvons aussi ajouter que la proximité des versets “Soyez saints” et “Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes sabbats” indique le chemin qui permet d’atteindre la Kedoucha, car lorsque l’homme observe les mitsvot pour honorer le Maître du Monde, et non pas parce que ces lois ne dérangent pas son mode de vie, il s’élève et peut arriver à la sainteté. Il en est ainsi pour toutes nos activités touchant au matériel, si l’on conjugue le spirituel dans le domaine matériel en donnant une place centrale au Créateur dans notre vie, alors nous pouvons sanctifier notre existence!

Nous pouvons désormais comprendre le Midrache Raba (Vayikra 24,9): ‘Ma sainteté est au-dessus de votre sainteté’. A savoir qu’Hachem nous demande de tendre à un haut niveau de sainteté mais seulement en sanctifiant le matériel et non pas en devenant ascète comme d’autres croyances le préconise. Le peuple Juif est constitué de personnes égales les unes des autres si bien qu’il n’y a pas de hiérarchie qui ferait que l’élevation n’est réservée qu’aux élites, au contraire, chaque homme a le devoir de se réaliser en sanctifiant son quotidien, en agissant pour la gloire de l’Eternel!

A ce propos, le Rav Zilberstein raconte l’histoire du premier imprimeur de Bnei Brak qui avait l’exclusivité dans ce secteur jusqu’au jour où un concurent vint s’installer en face de lui. Evidemment toute la famille s’insurgea, mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils virent leur père accueillir ce nouveau concurent les bras ouverts en lui donnant une longue liste de clients et en lui expliquant durant de longues heures le fonctionnement des machines à imprimer. Ses enfants lui demandèrent, interloqués: nous pouvons comprendre que par ta bonté extraordinaire tu n’as pas chercher à le nuire, mais montre nous le verset dans la Torah qui te demande d’aider ton concurent avec une si grande générosité?

Leur père leur répondit calmement: il y’a bien une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, c’est que la Parnassa (gagne-pain) est fixée par l’Eternel et que personne ne peut ôter de son prochain ce qui lui est réservé ne serait-ce qu’un sou, donc c’est tout naturellement que j’ai aidé cette personne qui vient seulement d’entrer dans ce secteur d’activité en sachant que rien de ce qui m’est réservé par Hachem ne sera touché, n’est-ce pas?

Cette histoire nous montre qu’en fait nous savons beaucoup de choses qui nous permettent de connaître la véritable pensée juive mais qui ne sont pas assez ancrées dans notre esprit, et c’est cela la sagesse, c’est de vivre en harmonie avec ces enseignements. Ce vieil imprimeur continua: ‘mes chers enfants, sachez que chercher son gagne-pain est une malédiction car si jamais Adam (le premier homme) n’avait pas fauté nous aurions le mérite de vivre en priant et étudiant la Torah tout le temps, mais puisque désormais nous devons suer pour gagner notre vie, n’est-ce pas une occasion en or de me décharger de cette malédiction en aidant mon prochain et ainsi pouvoir être plus libre d’étudier dans la joie? N’avons-nous pas assez de pain pour manger et d’habits à porter?’

Voici un exemple vivant de ce que peut voiloir signifier la sainteté, au-delà de ce que cet homme a été miséricordieux avec son prochain, il a répandu la Kedoucha dans le monde entier!

Vayikra – L’humilité inégalable de Moché Rabénou!

27 mars 2009 at 13:01 | In Vayikra | Leave a Comment
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 La Paracha Vayikra (1, 1) s’ouvre sur ces mots : « L’Éternel appela Moïse, et lui parla, de la Tente d’assignation, en ces termes». Ce troisième livre du Pentateuque “Vayikra” traîte des sacrifices, chacun avec ses particularités, que les Bnei Israel allaient apporter au Michkane, ce tabernacle transportable. Mais le mot “vayikra” est un appel d’Hachem à Moché avec une connotation affective, tel que l’explique Rachi. On voit que contrairement aux autres prophètes où Hachem leur parlait subitement et sans préambule, Moché se fait appeller d’une manière plus respectueuse, comme l’on ferait à quelqu’un de respectable, une personalité.

Parallèlement, on retrouve dans toute la Torah la même attitude chez Moché rabénou, sa Anava (humilité) hors du commun.

Dès la première rencontre avec D.ieu dans le buisson ardent, Moché se voile le visage, se tenant à distance. Tout comme ici après la construction du tabernacle, il se comporte de la sorte, toujours effacé si bien qu’Hachem l’interpelle affectueusement, l’élevant vers Lui !!!!

Le message ici est profond car il nous enseigne la notion d’humilité telle que Moché l’avait perçu. Car pour nous cette notion est relative, proportionnelle à la personne. Un homme simple ne paraîtra pas extraordinaire par son humilité car on ne s’attendrait pas à un autre comportement. De même un homme public, avec de nombreuses responsabilités, tel qu’un ministre, son humilité sera mal appréciée voire déplacée. On attend de la prestance et de l’assurance mettant en avant le sens de ses responsabilités, ceci ne sera pas perçu comme de l’orgueil au contraire !!!

De ce point de vue, on ne comprend plus la démarche de Moché qui est le dirigeant du peuple Juif. Un homme d’une extrême grandeur, qui a eu le mérite de faire sortir cette nation d’Egypte, leur ouvrir la Mer Rouge, un homme qui a parlé directement avec Hachem, restant 40 jours et 40 nuits dans les sphères célèstes, avec les anges pour apprendre la Torah orale. Comment peut-il continuer à rester effacé, attendant patiemment l’appel de l’Eternel ????

Cependant, il faut bien le comprendre, l’humilité de Moché n’était pas un refus de l’honneur seulement, c’était tout simplement une partie de lui-même, sa véritable personalité. De ce fait, il n’avait jamais besoin de se demander comment les gens percevraient telle ou telle démarche initiative. Il avait conscience que plus il s’approchait d’Hachem et percevait Sa grandeur, plus il avait conscience de la petitesse de l’homme. On pourrait dire que son humilité n’était pas dans son rapport à autrui, mais plutôt dans son approche de l’Eternel, et donc, pas tenue à une chose !!!!

Hachem l’avait réellement compris et c’est pour cela qu’un miracle se produisait dans le dialogue entre Moché et le Maître du monde; Rachi explique que le son de la voix d’Hachem traversait le campement du peuple Juif arrivant jusqu’aux oreilles de Moché sans que personne n’entende quoi que se soit. Ainsi le prophète pouvait rester fidèle à lui-même, sans que personne s’aperçoive qu’il communiquait avec D.ieu.

 Le sujet de la Anava me tient à coeur, car il y a quelques années j’ai appris la disparition brutale de mon ancien directeur du kodech au Gan Ami à Marseille, emporté par un infarctuce un vendredi soir alors qu’il chantait les chants de chabbat Vayikra. Rav Jacky Barkats comme on l’appellait, n’avait même pas 60 ans. Je l’ai toujours connu effacé mais actif, toujours présent et initiateur de tous les projets de l’école. On se considérait tous pour ses enfants, tant il nous aimait et c’est cette valeur hors du commun qui le caractérisait, demandant toujours conseil avant d’agir et allant jusqu’au plus profond de chaque enfant pour l’aider à donner le meilleur de lui-même !!!

Son emprunte indélébile accompagne aujourd’hui encore des milliers d’anciens élèves, à savoir que la Torah doit être vécue au quotidien dans la joie et que l’action doit aller au delà des connaissances tout en restant humble !!!

C’est le testament qu’il nous a laissé, quittant ce monde au lendemain soir du conseil de classe…. Que son souvenir soit une source de Bera’ha!

Yitro – Le dixième commandement : tu ne convoiteras pas !

13 février 2009 at 11:21 | In yitro | Leave a Comment
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C’est dans cette Paracha de Yitro que l’on assiste à la révélation d’Hachem la plus importante de l’Histoire, lorsque l’Eternel remet à Moché les Tables de la Loi contenant les Dix commandements. Le peuple tout entier a écouté la voix du Maître du monde et ce qui le différencie des autres nations qui croient en un prophète ayant reçu un message divin. Ici c’est tout un peuple qui a transmis aux futures générations la Torah entendue depuis le Mont Sinaï, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le reste du monde jalouse le peuple Juif car nul ne peut être autant crédible que ce dernier dans la véracité et l’universalisme de son message authentique.

En préambule il est utile de noter que les Dix Commandements ne sont pas des Mitsvot plus importantes que le reste des 613 autres qui nous ont été données dans la Torah, mais plutôt des enseignements généraux qui contiennent la base morale de toutes les autres Mitsvot. Le lecteur n’aura aucune difficulté à saisir la logique de ces commandements sur le plan éthique tant ils sont inscrits dans la plupart des codes civiles. Le meurtre, le vol, le faux témoignage, etc, sont des actes répréhensibles dans toutes les communautés du monde civilisé. Mais lorsqu’on arrive au dernier commandement on est perplexe devant ces versets: “Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, son esclave, sa servante, son taureau, son âne, et tout ce qui est à ton prochain.”(20,14-15).

Dans aucune constitution nous retrouvons cet interdit de convoiter, et ceci pour deux raisons toutes simples: aucun pays libre ne pourrait imaginer enlever de ces citoyens la liberté de penser, sous peine d’être banni de la communauté  internationale. De plus, quand bien même nous voudrions ôter cette liberté dont tout homme jouit, il serait impossible de lire les pensées du cerveau humain, ce qui rend donc inutile de légiférer une telle loi. C’est là où l’on peut apprécier la différence entre la Torah et le reste des codes éthiques des civilisations, car seul Hachem qui a créé l’Homme pouvait nous révéler, à travers le don de la Torah, la profondeur de l’esprit humain. La Torah nous indique par le biais de ce dernier commandemant que la faute n’est pas considérée dès lors qu’elle est réalisée dans les faits. La naissance de la faute se fait dans l’esprit, rien que d’y penser, cela nous met déjà dans la dynamique qui, tôt ou tard, nous poussera à la réaliser.

Nous avons jamais entendu qu’un homme respectable s’est levé un matin pour braquer une banque dans le journée, car cela demande tout une préparation tactique, opérationnelle qui nécéssite auparavant une véritable solidité psychologique. C’est seulement de cette manière qu’il pourra justifier son action et la paufiner jusqu’à ce qu’elle devienne exécutable dans ses moindres détails. Celui qui a déjà dépassé cette étape, même si personne ne sait de quoi il s’agit car tout a été préparé dans le silence absolu, cet homme est entré dans le cercle vicieux de la criminalité et il sera difficile de freiner son action car il est programmé pour mettre en application son plan dès que l’occasion se présentera.

Tout le monde est conscient que la guerre pour endiguer le phénomène de la criminalité et de la délinquence est cent fois plus complexe que celle de la prévention. De ce fait, il faut d’abord agir par tous les moyens afin d’éradiquer la racine du mal et c’est la raison pour laquelle la Torah nous a ordonné clairement et avec tous les détails de ne pas convoiter le bien d’autrui. Si l’homme travaille sur lui-même pour cesser de convoiter, de jalouser ce que son voisin possède, il y a de fortes chances pour qu’un jour il réussisse à repousser définitivement ses pulssions du vol.

C’est ainsi que nous pouvons comprendre ce qu’on lit tous les jours dans le Chéma: “Et vous n’irez pas après vos coeurs et après vos yeux”, c’est donc la pensée qui est la source du mal ainsi que l’étape la plus critique dans le cheminement vers la faute. Préserver sa pensée n’est pas une option car la Torah ne nous a pas ordonné des mitsvot réservées aux élites. Il est donc démontré la différence entre les lois divines et celles que l’homme a légifiéré car qui connait mieux l’Homme que celui-même qui l’a créé?

Hachem a donc choisi ce dernier commandement “Tu ne convoiteras pas” afin de conclure son message divin avant de le remettre aux Hommes du Livre qui éclaireront le monde et prouveront jusqu’à la fin des temps que la Torah n’est pas un recueil de lois civiles mais un enseignement Divin adapté exactement à l’humanité !

Béchala’h – La traversée de la Mer Rouge

6 février 2009 at 15:33 | In Bechala'h | 1 Comment
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La Paracha de Béchala’h relate l’un des épisodes les plus passionants de notre Histoire tant cette traversée de la Mer Rouge à pieds secs reflète toute la grandeur et la splendeur du Divin. Ce fut l’apogée des épreuves qu’Hachem fit endurer aux Egyptiens d’une part, mais surtout l’accès à la liberté pour le peuple Juif de manière spectaculaire et définitive, ce peuple qui, malgré la puissance de ses oppresseurs finira, avec l’aide de l’Eternel, par se libérer et sortir par la grande porte. Cette liberté chaque année comémorée à Pessa’h révèle qu’en fait, nous sommes assurés de sortir vinqueurs face à tous les exiles de l’Histoire a venir jusqu’à l’arrivée du Machia’h à la fin des temps.

Le Midrache Raba nous pose le décor et l’ambiance tendue qui régnait dans le cortège de millions dhommes, femmes, et enfants devant la mer, bloqués dans leur périple du désert, et de l’autre côté l’armée de Pharaon qui s’approche de ce peuple pour l’exterminer ou le ramener à l’esclavage à jamais! Le Midrache de décrire: ‘Quatre clans se formerent au sein du peuple Juif face a la mer, les premiers souhaitaient se jeter a la mer, les seconds préféraient revenir en Egypte, les troisièmes désiraient combattre et les derniers voulaient crier’.

L’Histoire de notre peuple nous enseigne qu’à chaque génération se trouvaient des personnes qui, plutôt de se retourner vers les grands éclaireurs, les visionnaires de la communauté, se sont considérés eux-mêmes leaders, véhiculant leurs propres idées pour sauver le peuple. Tout comme à l’époque de la sortie d’Egypte, on dénombre quatre groupes bien distincts:

- les désespérés, fatalistes, convaincus qu’il n’y a plus d’espoir de s’en sortir, décident de choisir le suicide par la noyade plutôt que de se rendre à l’ennemi et subir les vices de ce dernier.

- les résignés, pragmatiques, conscients que les Egyptiens sont plus forts et plus nombreux, préfèrent retourner en Egypte quitte à devoir s’assimiler voire se retrouver esclaves.

- les guerriers, idéalistes, faisant fis des pronostiques de défaite, se mobilisent pour lutter jusqu’au dernier et mourir en héros avec pour devise la liberté ou la mort !

- les diplomates, pensants utile la manifestation bruyante pour réveiller l’opinion publique, la conscience des nations, et ainsi éviter un bain de sang par les voies politiques.

Mais en fin de compte, chacun reçut sa réponse et tous réalisèrent à travers les paroles d’Hachem à Moché: “tenez-vous et regardez la délivrance d’Hachem” allusion aux désespérés, “vous ne la reverrez plus” dans le sens qu’il n’y a pas de chemin retournant vers l’Egypte, “L’Eternel fera la guerre pour vous” sous entendu pas vous les guerriers idéalistes, “et vous observerez” sans avoir besoin de manifester et hurler au secours !

Hachem n’attendait que la réaction qui fut alors spontanée et unanime des Hébreux: “Et les enfants d’Israel implorèrent l’Eternel”!

Aujourd’hui, nous sommes dans la même situation décrite par le Midrache et il nous est difficile encore de prendre conscience que les épreuves qui nous sont envoyés par Hachem n’ont pour but que de réveiller notre foi immuable en la capacité du Maitre du Monde de les résoudre grâce à nos prières. Malgré notre volonté de régenter notre propre vie, nous devons chercher à travers nos supplications ce que nous pouvons changer en nous-mêmes afin de toujours positiver face aux épreuves et ainsi se renforcer chaque jour un peu plus dans l’accomplissement de notre Avodat Hachem et recevoir de Sa part toutes les bénédictions, Amen !

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