Parachat Vaye’hi – Yaacov quitte ce monde en Egypte
29 décembre 2009 à 12:17 | Publié dans Vaye'hi | 1 CommentaireTags : 'Houchim, Chévatim, Dan, Egypte, essav, Hebron, Ichmael, Israel, Kiryat Arba, machia'h, Méarat Hama'hpéla, Naftali, Parachat Vaye'hi, patriarche, Rav Haim Shmoulevits, Rivka, si'hot moussar, Sota, talmud, Terre Sainte, torah, Vaye'hi, yaacov, Yossef
La Paracha de Vaye’hi est celle qui clot le premier tome de la Torah, l’histoire des patriarches qui s’achève par les bénédictions de Yaacov à ses enfants et les recommendations qu’il leur adresse, chacun selon ses traits de caractère. “Tous ceux-là sont les douze tribus d’Israël; et c’est ainsi que leur père leur parla et les bénit, dispensant à chacun sa bénédiction propre.” (La Genèse 49,28) Yossef jure à son père d’acheminer sa dépouille en Israel, dans la grotte familiale à Hebron où reposent déjà Adam et Hava, Avraham et Sarah, Its’hak et Rivka, ainsi que Léa.
Le Talmud dans le traité de Sota (13a) raconte les détails de cet enterrement unique dans l’Histoire car en effet, tous les sages, penseurs et grandes personalités d’Egypte, ainsi que les serviteurs de la cour se sont déplacés tant ils vénéraient Yaacov et admiraient Yossef. Mais c’est lorsque le cortège arriva à Méarat Hama’hpéla que Essav apparut et empêcha Yaacov de rejoindre ses pères en Terre Sainte. Il s’adressa aux enfants de Yaacov en disant: ’cet endroit est appellé Kiryat Arba faisant référence aux 4 couples reposant en ces lieux, si Yaacov a déjà enterré Léa, il ne reste donc plus qu’une seule place et elle me revient du fait que Léa occupe l’emplacement réservé pour Yaacov’. Les Chévatim lui répondirent alors: ‘Yaacov te l’a acheté il y a longtemps.’ Essav leur demanda aussitôt le contrat de cette vente et Naftali qui pouvait courir aussi vite qu’une gazelle fut dépeché par ses frères afin de récupérer le contrat laissé en Egypte.
Pendant que tout le monde attendait le retour de Naftali, le fils de Dan qui était sourd demanda la raison pour laquelle Yaacov devait subir cette humiliation d’attendre des heures avant d’être enterré et la famille lui expliqua la situation. ‘Houchim prit aussitôt son épée et trancha la tête d’Essav qui roula jusque dans la grotte et l’enterrement continua, répondant ainsi à la prophétie de Rivka qui avait prédit que ses jumaux allaient mourir le même jour.
En lisant ce passage de la Guemara on est en droit de se demander pourquoi les fils de Yaacov n’ont pas réagi aussi vite que ‘Houchim et n’ont pas défendu l’honneur de leur père ?
De cette histoire nous pouvons apprendre une règle de base dans la nature de l’homme. Il se peut que ce dernier connaisse la vérité absolue de la manière la plus claire, et pourtant, si jamais une personne venait à remettre en question cette vérité, en contredisant la réalité, en imposant le débat, elle ferait en sorte qu’il ne verrait plus cette vérité aussi limpide.
La vérité existerait encore mais plus aussi tranchante qu’auparavant!
Prenons l’exemple du cambrioleur qui est considéré aux yeux de tous comme un voleur. Si ce dernier, face au propriétaire se met à revendiquer la propriété du lieu, ou que pour une raison ou une autre cet argent lui est dû, on ne s’imagine pas un seul instant que le maître de maison entre en discussion avec lui mais plutôt qu’il alertera la police au plus vite. Mais si jamais le débat a lieu et que le propriétaire se met à chercher le titre de propriété , le voleur a d’ores et déjà obtenu le statut d’homme honorable…
C’est ce qui est arrivé aux enfants de Yaacov, s’ils avaient dès le début repoussé Essav en refusant de discuter, ce dernier n’aurait jamais réussi à s’interposer dans le déroulement de l’enterrement. Mais l’erreur a donc été d’accepter le dialogue, qu’Essav ait un droit de parole, de ce fait il n’était plus question de le repousser par la force mais seulement en gagnant le procès. En revanche, ‘Houchim qui était sourd, par la force des choses n’est donc pas entré en discussion avec son oncle, il était alors encore capable de désigner Essav tel qu’il était véritablement, un voleur qui s’approprie le bien des autres, et c’est la raison pour laquelle il prit les choses en mains et exécuta Essav de manière expéditive.
Cette leçon de Rav Haim Shmoulevits, auteur du Si’hot Moussar, est tellement d’actualité alors qu’Israël lutte sans relache contre le terrorisme islamiste et ce qui représente, les descendants de ceux qui se sont toujours opposés au peuple de Yaacov. L’erreur de l’Occident, représentant les descendants de Essav, est de légitimer ces ‘forces de résistance’ et d’obliger Israël à accepter de débattre sur son statut final avec les rois du vol , par le biais de l’ONU où tout doit se discuter(Ichmaël associé au vol depuis toujours ainsi que le verset l’indique: L’envoyé du Seigneur lui dit encore: “Te voici enceinte, et près d’enfanter un fils; tu énonceras son nom Ismaël, parce que Dieu a entendu ton affliction. Celui-ci sera un onagre parmi les hommes: sa main sera contre tous, et la main de tous contre lui; mais il se maintiendra à la face de tous ses frères.” La Genèse 16,11-12). A nous de lire les messages qui nous sont directement adressés dans la Torah et les mettre en application afin de sortir vainqueur contre tous nos détracteurs et rapprocher ainsi la venue du Machia’h, seul habilité à nous délivrer completement de nos ennemis !
Vayichla’h – Le rapport à l’argent chez Yaacov.
30 novembre 2009 à 21:40 | Publié dans vayichla'h | Laisser un commentaireTags : dracha, essav, hachem, hashem, machia'h, paracha, parasha, vayichla'h, vayishlach, yaacov
La paracha de la semaine traite longuement de la rencontre des deux frères ennemis Essav et Yaacov qui aurait du se passer par un combat sanglant entre l’armée de Essav (400 hommes) et les membres de la famille de son cadet. Notre patriarche se prépara à cet événement par la prière, les cadeaux, et les armes. Mais il savait que son frère serait encore plus impressionné s’il divisait les cadeaux (bétails et autres) en plusieurs groupes, de ce fait Essav arriverait jusqu’à lui après plusieurs étapes où il recevrait à chacune d’elles des présents qui le calmerait et lui feraient renoncer à tuer son frère qui a reçu les dernières bénédictions d’Isaac leur père.
Tout en préparant ces différents camps, le verset raconte que Yaacov resta seul le soir après avoir fait traversé sa famille le fleuve de Yabok et qu’il eut un long combat avec une homme jusqu’au lever du jour. “Jacob étant resté seul, un homme lutta avec lui, jusqu’au lever de l’aube. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, il lui pressa la cuisse; et la cuisse de Jacob se luxa tandis qu’il luttait avec lui. Il dit: “Laisse moi partir, car l’aube est venue.” Il répondit: “Je ne te laisserai point, que tu ne m’aies béni.” Il lui dit alors: “Quel est ton nom?” Il répondit: “Jacob.” Il reprit: “Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort.” Jacob l’interrogea en disant: “Apprends-moi, je te prie, ton nom.” Il répondit: “Pourquoi t’enquérir de mon nom?” Et il le bénit alors. ” (La Genèse 32,25-30)
Rachi explique qu’il retourna prendre quelques fioles d’huiles qu’il avait oublié de l’autre côté de la rive et qu’un ange de Essav l’attaqua. Lorsqu’il vit qu’il pouvait le battre et que le soleil se levait il demanda à Yaacov de le laisser repartir mais ce dernier refusa tant qu’il ne recevait pas de bénédiction de l’ange. Et c’est là qu’il lui fut annoncé le changement son nom en Israël .
On est loin d’imaginer la grandeur d’âme de nos ancêtres et si la Torah détaille ce qui apparemment nous parait être un défaut comme retourner chercher quelques fioles sans grande valeur, c’est bien qu’il nous faut déceler le message qui nous concerne, et c’est ce que nous allons essayer de comprendre ensemble à travers les commentaires de nos sages.
Le yetser ara est comparé à une mouche qui se niche dans un coin du cœur. De même que la mouche se pose sur les plaies de l’homme et suce son sang, ne serait-ce que sur une petite plaies, ainsi tant que l’homme est parfait le yetser ara ne peut l’atteindre, mais dès qu’il décèle une quelconque défaillance il l’attaque sur ce point faible.
Nos sages se demandent pourquoi Yaacov resta seul malgré la nuit pour rechercher quelques objets auxquels on n’attacherait aucune importance ?
C’est pour nous montrer à quel point l’argent des tsadikim leur est important. De là est venue la célèbre caricature du juif radin, proche de ses biens. Mais sachant que la cupidité est un grand défaut il nous faut comprendre la raison pour laquelle précisément les justes agissent ainsi.
En fait, ce n’est pas l’attachement à l’argent synonyme de moyen d’assouvissement des désirs qui les anime mais le moyen d’accomplir une infinité de mitsvot. Lorsque nous sommes amenés une fois par an à choisir notre loulav et étrog pour la fête de souccot on est pris d’un sentiment de respect proportionnel à l’effort pécuniaire et de temps qu’il nous a coûté. C’est pour cela que le tsadik s’efforce de dépenser un argent qu’il sait propre. S’il est employé, il fera attention à ne pas perdre un instant sur le compte de son employeur. S’il est indépendant il gèrera ses affaires en évitant toute fraude. Et s’il emploie du personnel il agira le plus scrupuleusement possible, sans jamais retarder le versement de leur salaire. De ce point de vue nous ne sommes plus surpris que les tsadikim font attention à leur argent !
Mais il est clair que cette démarche doit être la plus parfaite, tel un funambule qui ne doit pas flancher. C’est pourquoi le tsadik devra penser à chaque moment si son attachement aux dépenses pour les mitsvot n’est en rien abîmé par un quelconque intérêt autre que celui d’accomplir le plus possible la volonté d’Hachem.
Et c’est sur ce point que l’ange d’Essav a voulu tester Yaacov. Au moment où il l’a vu retourner récupérer quelques fioles il a pensé à l’attaquer, profitant du brouillard dans l’esprit de Yaacov, occupé à ses affaires.
Le verset nous le dit bien à propos de la corruption qu’elle aveugle les sages même de la grandeur de Yaacov.
C’est là où l’on comprend que leur combat était avant tout idéologique et Yaacov réussit à prouver tout au long de la nuit qu’il était libre de tout soupçon quant à son approche de l’argent, connaissant l’ampleur des dégâts pouvant être causés à sa foi. Et la raison de ce combat jusqu’au matin est une allusion aux périodes sombres que pourrait traverser le peuple juif et la nécessité dans ces moments là de redoubler d’efforts pour ne pas salir notre foi car lorsque l’éclaircissement viendra avec le Machia’h tout sera limpide et notre engagement sera connu de tous, ici comme la haut.
Mais une cicatrice est restée de ce combat pour toute les générations futures. L’ange frappa Yaacov à la cuisse et de même que cet organe est caché ainsi les paroles de Torah sont considérées comme cachées. Nos sages expliquent que dans la mesure où l’homme laisse place à la cupidité, cette soif d’argent, sa capacité à approfondir ses connaissances en Torah sera limitée. Et de conclure que tout celui qui accomplit la Torah dans la pauvreté finira par le faire dans la richesse. Il s’agit d’une richesse spirituelle bien entendu car son investissement aura été complet. Et c’est ainsi que le roi David écrit dans les psaumes (119,71): « C’est un avantage pour moi d’avoir connu ta misère, pour mieux apprendre tes préceptes. » !!
Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir accéder à une immensité de connaissances en Torah par tous les moyens de communications développés ces dernières années. Mais l’épreuve est là car nous sommes amenés à devoir fournir d’autres efforts pour mériter d’intégrer tout ce qu’on apprend en nous mêmes. On ne peut plus prétexter le manque de temps ou de connaissances pour se pencher vers l’infinité de la Torah mais il nous reste toujours à investir pour que notre corps soit un ustensile valable et étanche, capable de recevoir et ingérer ces connaissances qui agissent positivement sur notre équilibre. C’est notre mission en ce nouveau millénaire où les influences négatives à notre éthique juive n’auront cesse de vouloir enlever à notre peuple le plus précieux de ses biens !!!
Parachat Vayétsé – La prière de Yaacov
22 novembre 2009 à 19:39 | Publié dans vayetsé | Laisser un commentaireTags : abraham, berechit, Egypte, essav, eternel, harane, isaac, jacques attali, kli yakar, lavan, lea, prière, puit, rachel, torah, vayetsé, yaacov, Yossef
La paracha de Vayétsé traite du départ de Yaacov de sa maison natale vers Harane, suite aux menaces de mort proférées à son égard par Essav . Et à nouveau autour d’un puit (la Torah étant toujours associée à l’eau qui nous est vitale) eu lieu la rencontre émouvante avec Rachel. On connaît la suite, où Lavan son oncle et futur beau père lui inversa Rachel par Léa en prétextant qu’on ne marie pas la seconde avant l’aînée, et de ce fait Yaacov épousa ses deux cousines pour ainsi donner naissance aux douze tribus d’Israël. Mais auparavant il y eut le fameux rêve ou notre patriarche vit une échelle d’où montaient et descendaient des anges et comprit qu’il se trouvait dans un lieu saint. C’est alors qu’il fit une prière en ces termes: “Si le Seigneur est avec moi, s’il me protège dans la voie où je marche, s’il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir; si je retourne en paix à la maison paternelle, alors le Seigneur aura été un Dieu pour moi et cette pierre que je viens d’ériger en monument deviendra la maison du Seigneur et tous les biens que tu m’accorderas, je veux t’en offrir la dîme.” (La Genèse 28, 20-22)
Deux questions viennent à l’esprit en lisant cette prière de Yaacov:
Premièrement le verset raconte que déjà pendant son rêve l’Éternel lui affirma être avec lui et le protéger lors de ce voyage alors d’où vient le besoin de demander à nouveau alors qu’il n’y a déjà plus aucun doute ?
De plus, quel intérêt à prier particulièrement pour du pain et des vêtements, en exprimant le désir particulier de bénéficier – exceptionnellement – du Hessed divin alors qu’on récite tous les jours dans le Birkat hamazone le verset « Tu ouvres la main et rassasies avec bienveillance tout être vivant» ? (Les Psaumes 145,16)
En fait, il faut revoir en profondeur la teneur de cette promesse divine dans le rêve de Yaacov. L’Éternel s’adressa en ces termes: « Puis, l’Éternel apparaissait au sommet et disait: “Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham ton père et d’Isaac; cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité. Elle sera, ta postérité, comme la poussière de la terre; et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi; et toutes les familles de la terre seront heureuses par toi et par ta postérité. Oui, je suis avec toi; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis.” » (La Genèse 28,13-15)
Ce qui apparaît clairement c’est l’absence de promesse quant à la nourriture et aux vêtements. Ce qui démontre que dans la prière de Yaacov en se levant de ce rêve n’est pas un besoin d’être assuré d’avoir bien compris. Il faut donc comprendre qu’il ne s’agit pas d’une prière pour la sécurité physique mais plutôt spirituelle. Notre ancêtre savait la mauvaise influence que tentera d’exercer son oncle idolâtre sur lui et sa famille et c’est pourquoi il avait besoin d’être également rassuré sur ce plan métaphysique car sinon la mission était perdue d’avance.
À ce moment Yaacov, le plus parfait des trois patriarches, ayant bénéficié des conseils et de la sagesse de son père Isaac et son grand-père Abraham, mais surtout âgé de 75 ans et donc construit sur tous les plans par sa propre recherche de la vérité, cet hommes demande s’il ne perdra pas son chemin auprès de Lavan. Et c’est pourquoi sa prière pour le pain et l’habit exprimait surtout l’angoisse d’être mis à l’épreuve de la pauvreté ou de la richesse, car le surplus de confort matériel abîme également une personne. Donc il fallait du pain mais seulement « pour manger » et des vêtements « pour se vêtir » mais rien de plus !!!!!!!!
« si je retourne en paix à la maison paternelle, alors le Seigneur aura été un Dieu pour moi» ce qui signifie que même si Hachem lui promettait dans ce rêve de le ramener en paix vers les terres familiales, il lui fallait être sûr que ça soit « la maison paternelle » avec la même intensité spirituelle, non pas seulement en paix physiquement !!!
Le message du célèbre commentateur ‘Kli Yakar’ est des plus limpide, à savoir que même si l’homme sur le point de subir un déracinement prierai plutôt pour la richesse et la Bera’ha dans l’abondance, pour ainsi survivre l’épreuve du périple, il est aussi important de prier pour trouver un équilibre sur le plan spirituel quelque soit la destination finale. Certaines personnes vont des fois au bout du monde pour leur survie matérielle et aujourd’hui c’est encore plus facile et abordable avec la révolution des transports, mais l’homme ne peut se dissocier des besoins spirituels qui font partie de lui. Malheureusement des gens fuient la France en prétextant l’antisémitisme mais oublient de regarder si lorsqu’ils arriveront en Israël, ils ne s’installeront pas loin des centres communautaires qu’ils avaient l’habitude de trouver près de chez eux. On pense que du fait d’être méritant rien qu’en foulant la terre d’Israël, le reste n’est déjà plus que secondaire. C’est faux car les forces d’opposition sont beaucoup plus évidentes en Israël tant il existe de définitions du judaïsme contemporain !!
C’est pourquoi les aspirations du Olé (l’immigrant) doivent être plus élevées sur le plan spirituel car ici le pain n’est que pour la survie ainsi que l’habit, l’économie reste inexplicable comme l’a déclaré à la Knesset Jacques Attali en 1976, la chemita (année de jachère) reste une source de bénédiction et n’a aucune explication rationnelle. Tout est fait pour nous interpeller sur les priorités à fixer dans notre vie pour réussir la conquête de la Terre Sainte.
Le message de nos ancêtre a toujours été durant tous leurs voyages racontés dans Béréchit, ce soucis de conserver l’identité de la famille juive qui naissait, et on retrouvera plus tard la déchirure lors de l’exil de Yossef en Égypte ce deuil de père ne sachant plus où son protégé trouverait la porte du spirituel loin de lui et lors des retrouvailles Yaacov de dire « Je puis mourir à présent, puisque j’ai vu ta face, puisque tu vis encore!» (La Genèse 46,30) car il avait senti que l’intégrité de son fils perdu était restée intacte malgré l’éloignement.
Puissions tous réussir à nous garder des influences négatives que le monde nos fait subir et ainsi, là où Hachem nous enverra, nous resterons Juifs dans le sens spirituel du terme !!!
Hayé Sarah – Le premier regard est déterminant
10 novembre 2009 à 16:07 | Publié dans Hayé Sarah | Laisser un commentaireTags : abraham, Akéda, Akéda d’Isaac, ange, Aram Naharïm, béra’hot, Canaan, chidou’h, Eliezer, essav, eternel, hachem, Hagar, Hayé Sarah, isaac, Netsiv de Volozine, paracha, parachiyot, prière, rachel, Rivka, Sarah, serviteur, stérilité, torah, yaacov, Yichmaël
La Paracha de cette semaine traite des événements survenus après la Akéda d’Isaac, ce sacrifice évité de justesse évoqué dans la paracha précédente, la mort de Sarah qui n’a pas supporté l’épreuve de la Akéda et surtout le premier chidou’h (rencontre organisée à deux êtres afin de les marier) évoqué dans la Torah, celui d’Isaac et Rivka.
Le verset nous raconte (La Genèse – Chapitre 24) la demande formelle d’Abraham à son serviteur dévoué Eliezer d’aller rejoindre les membres de la famille de son maître à Aram Naharïm et chercher une fille pour Isaac car les filles de Canaan, où Abraham s’est installé, n’étaient pas vertueuses. La prière du serviteur étant exhaussée, le voici en présence de Rivka qui lui offre à boire ainsi qu’à ses chameaux au bord du ruisseau. Ce dernier impressionné par tant d’attention et de pudeur l’invite à l’amener chez ses parents qui acceptent tout de suite de la lui confier pour la présenter à Isaac.
Mais voilà que sur le chemin du retour Rivka aperçoit un homme en train de prier alors que le soleil se couchait sans savoir encore que ce dernier était sa destinée. Le Midrache raconte que le choc visuel la fit tomber du chameau et lorsque Eliezer lui annonça qu’elle venait de tomber sur l’homme de sa vie elle prit son châle et se recouvrit.
Si Hachem a rédigé la Torah de cette manière en abondant de détails sur cette rencontre c’est qu’il nous incombe de comprendre cet événement qui détermina la base du relationnel entre ce couple exceptionnel.
Si on le compare aux autres de la famille comme Abraham et Sarah, Yaacov et Ra’hel, on s’aperçoit que les autres étaient beaucoup plus directes dans leur dialogues. En effet, lorsque Sarah s’aperçut que Yichmaël était d’une mauvaise fréquentation pour Isaac elle ordonna à son époux de le renvoyer ainsi que sa mère Hagar. Le ton était donné et l’Eternel rassura Abraham en lui disant que sa femme avait vu juste. (La Genèse – Chapitre 21)
De même lorsque Ra’hel désespera du fait de sa stérilité, elle supplia Yaacov de lui donner des enfants et lui reprocha de ne pas prier comme son père l’avait fait pour Rivka. (La Genèse – Chapitre 30)
Alors que si on suit les versets des parachiyot suivantes on remarque que Rivka a toujours agi de manière discrète et n’a jamais reproché à son époux l’échec dans l’éducation de Essav, si bien que lorsqu’il fut question des béra’hot avant le décès de Isaac, elle arrangea tout de manière à ce que son fils préféré Yaacov les reçut à la place de son frère ainé sans que son mari s’aperçoive du stratagème.(La Genèse – Chapitre 27)
Le Netsiv de Volozine nous enseigne que la raison de tout ça remonte à l’origine de cette rencontre lorsqu’elle a vu cet homme prier et le considéra comme un ange. En se mariant avec lui elle resta sur cette forte impression et ne put jamais l’affronter directement tant elle l’admira et le vénérait. Mais Hachem avait prévu tout ceci, car grâce à ce trait de caractère qui ne la quitta jamais elle ne put éviter la déchirure entre ses deux fils et la rage d’Essav qui jura de tuer son frère après la mort d’Isaac.
Essav est le père de la civilisation grecque qu’on retrouve aujourd’hui dans l’Occident. Cet antisémitisme qui se répercute de générations en générations puise sa source en cette déchirure des deux héritiers d’Isaac provoquée, inconsciemment certes, par Rivka n’osant pas affronter son mari pour lui dire que Yaacov méritait plus ses bénédictions qu’Essav l’aîné.
On voit comment D.ieu planifie l’histoire du monde et les conséquences sur l’humanité qu’on explique à l’origine par les patriarches et leurs épouses, acteurs principaux de l’avenir du monde par leurs actes et leurs traits de caractères, permettant de fixer la donne de l’humanité jusqu’à la fin des temps.
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