Vaet’hanane – La foi en Hachem: jusqu’où ?

31 juillet 2009 at 16:05 | In Vaet'hanane | Leave a Comment
La paracha de cette semaine traîte d’un sujet tant abstrait à savoir la foi en Hachem, lorsque l’on lit le premier paragraphe du Chéma qui stipule: “Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.” (Le Deutéronome 6,5)
en préambule à mon exposé, je dirais que l’amour est plus répandu sous la forme d’une expression du sentiment chez une personne envers l’autre. Un homme aime son Créateur, son ami lorsqu’il y a stimulation sentimentale, qui d’ailleurs ne pourrait être remplacée par autre chose. Néanmoins, on peut exprimer son amour par le biais de l’argent mais on ne peut aimer à travers l’argent. Même risquer sa vie pour son prochain n’est en rien un signe d’amour envers cette personne car la nature humaine pousserait n’importe qui à sauver un étranger du danger, même son ennemi. Alors que nous demande l’Eternel lorsqu’il nous dit au début du Chéma “Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir” ?
Afin de répondre à ce qui nous interpelle chaque jour dans notre rapprochement à Hachem, nous utiliserons quelques paraboles afin d’éclaircir l’idée.
Un homme marié attendait des années sans jamais réussir à avoir la chance d’être père. Il essayait tout ce qui était possible avec son épouse, voyageant au bout du monde, auprès de tous les grands spécialistes, priant de tout son coeur chaque jour et donnant une bonne partie de son argent aux yechivot, en espérant qu’Hachem allait l’exaucer un jour, lui changer la vie. Et c’est ce qui arrive soudainement lorsqu’un beau jour sa femme entre à la maison lui annonçant cette nouvelle tant attendue en hurlant de joie. Peut-on imaginer à cet instant l’amour éprouvé envers son Créateur par cet homme ???
Ou bien, un homme atteint par une maladie incurable où le plus optimiste parmi les médecins ne lui accorde pas plus de trois mois avant le départ de ce monde. Il rentre chez lui déconcerté, regardant le sol en pensant y retourner bientôt. Tout ce qui peut rendre heureux un homme; sa maison, sa famille, ses amis, tous ceux-ci ne peuvent rien pour lui. Et un jour, entre chez lui un homme tombé du ciel pour lui annoncer qu’il détient le traitement qui pourra le sauver. Qui pourrait décrire le sentiment profond de plénitude chez ce malade qui ressucite ??
Ou alors cet homme qui perd toute sa fortune en bourse en quelques heures et devient mendiant, bourré de dettes, toutes ses connaissances s’écartent de lui comme de la peste, ses enfants se demandant comment leur père va-t-il les marier. Et c’est dans ces moments de désarroi ou le directeur de la loterie nationale l’appelle pour lui annoncer que son ticket est l’unique gagnant !!! Tout redevient normal en un instant, sa richesse récupérée, il remonte du trou. Trouvera-t-il les mots pour remercier Hachem pour l’avoir sauver du cauchemar ???
 
Maintenant, imaginons un homme à qui toutes ces épreuves arrivent en même temps et qui s’en sort. On se demanderait même si son coeur n’explosera pas litéralement de joie lors de ce dénouement de toutes ces situations difficiles ? Est-ce qu’un autre homme sur terre aimerait D.ieu plus que lui ??? C’est cette amour qu’Hachem attend de nous !!!
 
La Torah nous donne ici les moyens de mesurer notre amour pour Hachem dans ce premier verset du Chéma: “de tout ton coeur” ce sont les enfants auquel le coeur de l’homme est dépendant, “de tout ton âme” évoquant la vie et la santé de l’homme, “de tout ton pouvoir” la nourriture, les revenus, le patrimoine matériel d’un homme.
Hachem nous demande de mettre tout ça d’un côté de la balance et de l’autre notre amour envers Lui !!!
Ca dérange beaucoup… car on se dirait que seul l’homme mis à l’épreuve comme ces derniers décrits plus haut, pourrait arriver à mesurer son amour. Mais nous, hommes standards, sans trop d’épreuves cruciales, d’où pourrait-on puiser cette ambition d’aimer notre D.ieu de cette manière allant à contre nature de l’homme en général ?
On peut également pousser la parabole un peu plus loin en imaginant un homme aisé qui décide de changer de vie en se rendant vers un pays plus prospère pour y résider avec sa famille et améliorer encore plus son train de vie. Cet exemple nous parle plus avec cette nomadisation de notre société que tous les économistes prévoient plus importante pour les futures générations. Mais les infrastructures de son pays, loins d’être au top, ne lui permettaient que de prendre une seule valise avec lui. Que fit-il ? Il vendit tous ses biens et acheta avec l’argent un diament d’une très grande valeur qu’il emporta avec quelques vêtements et un peu de nourriture pour le voyage. Mais ce voyage fut beaucoup plus long et sa gamelle se vida et ses vêtements s’usèrent. Bien sûr qu’il ne s’accomoda pas avec ces nouvelles conditions inconnues jusqu’alors; la faim le tenaillait, ses vêtements l’humiliaient, et il devait dormir avec d’autres personnes dans ces auberges peu confortables sur les routes. Mais il se débrouillait incroyablement, sans jamais perdre le moral, pensant continuellement à ce qui l’attendrait à l’arrivée lorsqu’il pourra enfin revendre son diament et retrouver une vie normale. Est-ce que ces quelques semaines de précarité réussiraient à amoindrir sa joie ?
 
La conclusion est là: celui qui sait mesurer l’importance des choses selon leur priorité dans ce monde par rapport au monde futur qui est éternel, ne ressentira pas la difficulté d’aimer Hachem quelque soit l’épreuve qui lui est soumise. Quelle valeur auront ces courtes années dans ce monde par rapport à ce que lui prévoit l’autre monde. Si on arrive à penser à cela à chaqu moment de notre vie, on pourra sans problème vivre en harmonie avec notre Créateur. Et la recette nous est donnée dans le verset suivant: “Ces devoirs que je t’impose aujourd’hui seront gravés dans ton cœur.” (Le Deutéronome 6,6). Ce qui se traduit par les mitzvot, qui seules ont le pouvoir de nous lier avec Hachem et nous assurer ce patrimoine dans le monde futur ainsi que les mérites que nous laiseront à nos enfants après notre départ. La force de la Torah et des mitsvot est de nous aider à juger ce qui est principale et ce qui est secondaire, superficiel, tout en purifiant notre esprit des défauts accumulés par l’influence du monde extérieur sur notre âme, nous empêchant de fortifier cette union entre l’homme et l’Eternel, Maître du monde.
Le Or Ha’haïm Hakadoche, commentateur au Moyen-age m’a fait ressentir, à travers ce dvar torah, d’une manière encore plus intense de ce que j’ai pu être ému avec mon père lors de cette visite du musée de Jérusalem il y’a quelques années, où l’on voyait tous ces objets de cultes exposés et retraçant l’histoire de notre peuple à travers les exils et les massacres. Ce qui est impressionant c’est qu’il n’y a pas d’art dans notre nation qui ne soit lié à la Torah et sa partique; tout est là pour témoigner l’attachement des Juifs à leur D.ieu malgré la haine des peuples à chaque époque, à travers la sublimation des objets de cultes. C’est ce témoignage unique qui nous permet de voir la main d’Hachem à travers le temps. Comment aurions pu survivre aux empires jurant de nous exterminer si ce n’est en se raccrochant à cette Torah éternelle ???
Heureux sommes nous d’appartenir à cette lignée d’hommes qui ont glorifié le nom Divin à travers les temps !!!
C’est ce sentiment qui nous oblige à notre tour à agir dans le même sens afin de mériter, un jour, de voir la venue du Machia’h et le retour de la Grandeur Divine, la Ché’hina qui cloturera l’histoire de l’humanité sur Terre.

Dévarim – la nécéssité du deuil à chaque génération

31 juillet 2009 at 15:23 | In Devarim | Leave a Comment

Cette semaine nous entamons le dernier volume du pentateuque, Dévarim, qui est un résumé de toute l’épopée du peuple Juif durant ces 40 ans passés dans le désert avant d’entrer conquérir la terre d’Israel. Moché rabeinou est sur le point de quitter ce monde et rassemble une ultime fois son peuple afin de lui soumettre les dernières recomandations en lui rappellant ses obligations envers la Loi et les erreurs commises durant ce périple.
En évoquant les propos négatifs des explorateurs, Moché s’exprime d’une manière terrifiante par ces termes : ” Mais vous refusâtes d’y monter, désobéissant ainsi à la voix de l’Éternel, votre Dieu; et vous murmurâtes dans vos tentes et vous dîtes: “C’est par haine pour nous que l’Éternel nous a fait sortir de l’Egypte! C’est pour nous livrer au pouvoir de l’Amorréen, pour nous anéantir!” (Dévarim 1,26-27)
Mais ces mots nous sont incompréhensibles autant que surprenants, car les hébreux ont vécu tout ce temps par des miracles quotidiens, la manne, le puit de Myriam qui se déplaçait avec eux, les colonnes de nuée qui les protégeaient des ennemis, etc… Quel doute auraient-t-ils pu avoir sur cet amour éternel d’Hachem envers son peuple ?
Le Sfourno explique qu’il s’agit en fait d’une crainte des Bnei Israel remontant à l’époque de leur esclavage en Egypte où ils étaient descendus au plus bas niveau spirituel, enfermés dans la magie noire. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, malgré les miracles vécus depuis, ils se demandent par quel mérite Hachem les aidera à gagner toutes ces guerres qui s’annoncent pour conquérir Israel ! On pourrait étoffer ce commentaire par la parabole suivante: un homme d’affaires a employé un comptable dans son bureau mais ce dernier, après quelque temps a dérobé une partie des recettes jusqu’au jour où par hasard il fut pris la main dans le sac. Son patron n’a pas porté plainte, au contraire, il l’a placé à un autre poste, s’est rapproché de lui, l’a considéré encore plus pour que l’incident soit oublié et ne se reproduise plus. Un jour, ce même directeur décide d’élever la fonction de son employé en le plaçant parmi l’équipe exécutive de l’entreprise. Et là, ce fut la joie mélangée à l’incompréhension car nul ne doutait que ce poste n’était pas mérité, mais alors il s’agirait peut-être d’un piège tendu à ce “repenti”, un test auquel il pourrait à nouveau flanchir. Comment sortir de ces craintes; en jugeant le degré de complicité entre les deux personnes. S’ils sont de véritables partenaires ça ira, sinon ces doutes vont empirer au fur et à mesure que les responsabilités vont être confiées à cet employé. C’est exactement la situation du peuple Juif à l’époque. Après le retour des explorateurs, nul ne doutait quant à la capacité d’Hachem à dirriger son peuple de victoires en victoires, mais c’est le prix à payer qui les inquiétait, car est-ce que ces miracles dans le désert vont continuer lors des guerres de conquètes où il faudra lutter contre des géants ??? Cette culpabilité grandissante depuis leur sortie d’Egypte s’est enfin exprimée devant ce mur à franchir. Pourquoi n’ont-ils pas compris que peut-être Hachem avait oublié ce passé peu glorieux de son peuple ? Rachi répond ainsi: “Il vous aimait mais vous l’avez haï ! Comme l’exprime un dicton populaire; ce que tu éprouves envers quelqu’un, tu le lui attribues envers toi !” Ce qui signifie que puisque leur amour envers Le Créateur était dépendant d’un élément, il leur était difficile de ressentir qu’Hachem les aimait sans raison, sans intérêt. et c’est ce même défaut qui a provoqué le destruction du Temple. Je m’explique: la raison la plus connue de notre exil est rapportée dans la guémara Guittine est la haine gratuite qu’il y avait parmi le peuple Juif à l’époque du Temple. Celle-ci qui n’a aucune raison et pas de base logique, ne peut s’exprimer que lorsque l’amour est défaillant. Durant la période de la sortie d’Egypte, du don de la Torah, des miracles dans la traversée du désert, il y avait la possibilité de lier avec Hachem un amour éternel, sans aucune limite tant la proximité était palpable. Si le Peuple Elu avait pris cette oportunité unique dans son histoire, alors l’exil n’aurait pas eu lieu, devenant inutile. En effet, le but de notre renvoi de la terre d’Israel est d’apprendre à aimer notre Créateur dans les épreuves qu’il nous envoie. Il y a deux possibilités pour faire ressentir l’amour à l’homme: on peut aimer ce qu’on a par le profit qu’on en tire, mais il est également concevable d’aimer une chose qu’on n’a plus par le manque qu’elle nous provoque. Ces prochains jours seront caractérisés par le deuil obligatoire durant la semaine du 9 Av où l’on jeune lors de ce jour où le Temple a été détruit à deux reprises. Et c’est en essayant d’aimer Hachem au plus profond de nous mêmes, en pensant combien la présence divine nous manque, que nous arriverons à extirper cette haine du prochain que nous avons et qui détruit tout sur son passage, même la résidence de D.ieu ici bas. Puisse Hachem nous aider à l’aimer le plus intensément possible, et ainsi mériter d’assister au Retour de la Sainteté sur notre Terre avec l’arrivée du Machia’h et la reconstruction du Temple qui nous rapprochera à jamais de nôtre Créateur ,Amen !!!

Balak – La jalousie et la concurence détruisent la société

2 juillet 2009 at 19:05 | In Balak | Leave a Comment
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Cette semaine nous est racontée l’histoire d’un roi Moabite Balak qui a fait appel à Bilam, le plus grand des prophètes et des magiciens parmi les nations pour maudire le peuple Juif et ainsi l’affaiblir en l’écartant de sa foi. ”Il envoya des messagers à Bilam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le fleuve, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander, en ces termes: “Un peuple est sorti d’Egypte; déjà il couvre la face du pays, et il est campé vis-à-vis de moi. Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi: peut-être parviendrai-je à le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit.”(Les Nombres 22,5-6)

Bilam accepte et rencontre un ange d’Hachem sur son chemin qui l’avertit du risque qu’il prenait en tentant de s’opposer aux destinées du peuple élu. Ainsi Bilam rejoint Balak sur une colline dans le désert surplombant le campement des Hébreux et le prévient de répéter strictement les propos que D.ieu lui dictera.

On connait la suite, à trois reprises ce ne seront que des louanges proférées par Bilam, déconcerté, qui énerveront Balak au point de renvoyer ce prophète chez lui avec toutes les malédictions qu’on puisse souhaiter à son pire ennemi.

Quel est le message qui nous est adressé à travers ce récit ? Le fait que nous soyons super protégés par Hachem ? Surement pas, l’histoire nous montrera le contraire car nos ancêtres ont fauté, suite à cet événement, en se laissant séduire par les Moabites, réputées pour exceller en philosophie idolâtre et extérieurement vêtues de la dernière mode.

La description de l’état d’esprit du peuple Juif à cette époque nous est contée par les louanges de Bilam, dictées par l’Eternel lui-même.

Je voudrais relever avec vous l’une d’entre elles qui a fait de ce verset un chant connu de tous : “Ma tovou oalé’ha Yaacov michkénoté’ha Israel” qui se traduit par “Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob! Tes demeures, ô Israël!” (Les Nombres 24,5). On notera la présence des deux noms de notre patriarche Yaacov, appelé plus tard Israël par Hachem lui-même.

Rachi explique ce verset en relevant une caractéristique propre aux Hébreux, qui dans leur campement du désert ont tenu à respecter l’intimité du voisin en évitant de placer les portes de leur tentes les unes en face des autres. c’est ce qui a inspiré Bilam à citer ce verset.

Dans le traité de Sanhédrine (108 A) Rabbi Yo’hanane nous enseigne qu’à travers les bénédictions de cet impie (Bilam) on discerne les mauvaises intentions de ce dernier. Car nous savons qu’il avait été engagé pour maudire le peuple du Livre et Hachem renversait le tout par des louanges. Bilam désirait anéantir les synagogues et autres lieux d’étude de la Torah, ainsi l’Eternel lui dicta “Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob”. il souhaitait écarter la présence Divine, mais Hachem lui récita “Tes demeures, ô Israël”.

 

A priori on serait tenter d’opposer l’explication de Rachi à celle de la guémara Sanhédrine car selon Rachi l’intention de Bilam était de maudire ce peuple qui tenait à respecter profondément la vie privée de chacun, alors que d’après la guémara il voulait anéantir leur lieux de cultes.

 Penchons nous d’abord sur le commentaire de Rachi. En fait, ce qui a frappé Bilam était cette capacité de chacun à améliorer son confort sans empêcher le voisin de respecter ce proverbe de nos sages: qui est riche ? celui qui sait se réjouir de ce qu’il possède.

Cette philosophie de vie nous permet de comprendre le fait que grâce à cela nul ne serait amené à convoiter, à jalouser son prochain et à rechercher tous les moyens d’en avoir autant. En effet, la jalousie, indépendamment du mal qu’elle contient en elle, provoque chez l’homme le besoin de courir après les plaisirs de ce monde, et de ralentir sa recherche spirituelle. Les sages nous ont enseigné à ce propos que celui qui désire faire rentrer à l’intérieur de soi les enseignement que nous offre la Torah doit auparavant prier afin de moins désirer manger et boire.

On comprend maintenant que les enseignements de Rachi et du Talmud sont en fait complémentaires, car en se comportant de manière à ne pas convoiter le bien de son prochain on empêche le Yetser Ara de nous influencer à rechercher les plaisirs les plus matériels de ce monde. Ainsi l’homme devient libre de vouer sa vie à l’évolution spirituelle quotidienne qui apporte un équilibre à tous ceux qui harmonisent leur vie en concordant leurs besoins matériels à ceux spirituels.

Bilam désirait mourir tel un juste, “Qui peut compter la poussière de Jacob, nombrer la multitude d’Israël? Puissé-je mourir comme meurent ces justes, et puisse ma fin ressembler à la leur!”(Les Nombres 23,10), c’est à dire faire téchouva une minute avant de quitter ce monde sans faire un bilan de ses actes régulièrement et essayer de se parfaire en vivant harmonieusement avec la Torah.

Il voulait mourir avec la téchouva mais pas vivre avec cette dernière.

C’est un sentiment qui abrite beaucoup de gens de la communauté, et cela de tout temps. On écoute le discours du rabbin le chabbat matin, on s’en souvient et on le répète quelque fois à table, mais aller jusqu’à mettre en application ces conseils de vie dans son quotidien, s’en est trop ! Changer ses habitudes, maitriser ses envies, se réjouir de se qu’on a c’est bon pour les hommes qui ne vivent que pour l’étude de la Torah !!!

Cette bonne conscience pour les autres nous affaiblit nous-mêmes et nous empêche de rechercher l’authenticité dans notre vie. C’est pour cela qu’il faut encore plus s’investir dans l’étude et tout mettre en œuvre pour l’intégrer dans notre quotidien, car tout le monde envie celui qui vit en harmonie avec sa conscience !!!!!

Quelle liberté d’action !!!

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