Tazria – la réponse à l’orgueil et ses différentes expressions

24 avril 2009 at 15:18 | In Tazria | Leave a Comment
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La Paracha de Tazria traîte en détails la notion de pureté et d’impureté chez l’homme et la femme, mais aussi sur les habits et jusqu’à la maison. Il est évoqué tout d’abord l’impureté chez la femme suite aux naissances garçon et fille où l’on observe une différence du nombre de jours qui la sépare de la pureté selon le sexe de l’enfant qui est venu au monde. Mais ensuite, la Torah s’attarde sur la notion du Metsora, cette maladie qu’on associe à la lêpre, survenant chez l’homme qui a fauté en médisant envers son prochain. Cette maladie attaque la peau, les vêtements, pour finir sur les murs de sa demeure s’il n’avait pas expié sa faute. De manière générale, les couleurs de taches se ressemblent, mais un détail saute aux yeux et marque une différence non négligeable lorsqu’on se penche sur les versets suivants:

“Et le pontife, au septième jour, l’examinera de nouveau: si cette plaie s’est affaiblie et qu’elle n’ait fait aucun progrès sur la peau, le pontife la déclarera pure, c’est une simple dartre: l’homme lavera ses vêtements et sera pur.” (Lévitique 13 ,6)

“Mais si le pontife, lorsqu’il vient, observe que la plaie n’a pas fait de progrès dans la maison après que celle-ci a été recrépie, le pontife déclarera cette maison pure, car la plaie est guérie.”  (Lévitique 14 ,48)

“Si le pontife observe que cette plaie, après avoir été lavée, n’a pas changé d’aspect et qu’elle ne s’est pas agrandie, elle est impure, tu la consumeras par le feu: il y a érosion sur l’envers ou sur l’endroit de l’étoffe.” (Lévitique 13 ,55)

Les plaies chez l’homme ou sur les murs de la maison qui ne se sont pas étendues et qui n’ont pas changé d’aspect sont considérées comme guéries et le Cohen Gadol déclarera l’homme ou la maison pur. Alors que celles qui se trouvent sur les habits demeurent impures tant qu’elles n’ont pas diminué en taille. Pourquoi cette différence?

Le fait que la Paracha distingue ces trois catégories de plaies, nous indique la présence de trois fautes ayant la même racine. Cette origine est l’une des plus mauvaises qualités comportementales chez l’homme: l’orgueil. Nos Sages expliquent qu’il y a trois degrés d’orgueil, en effet les plaies sur les murs sont la conséquence de l’appât du gain. L’homme désir posséder pour se sentir maître de chez soi, c’est donc par superficialité qu’il pêche d’orgueil et c’est pour cette raison que les plaies attaquent la maison qui représente le chez-soi.

Lorsque les vêtements d’une personne sont atteints, c’est que ce dernier a fauté directement de sa personne,physiquement, c’est pourquoi ses habits qui sont censés lui rendre toute sa dignité et son prestige sont attaqués. Enfin, les plaies sur le corps sont la réponse d’Hachem au Lachone Ara, à la médisance qui est une conséquence directe de l’orgueil. C’est ce trait de caractère qui encourage l’homme à se moquer de son prochain en se sentant supérieur aux autres et chercher continuellement les défauts du voisin sans jamais se pencher sur les siens. C’est la raison pour laquelle sa personne est attaquée physiquement!

Cependant il est essentiel de différencier ces trois catégories d’orgueil. L’appât du gain est un défaut qui peut-être corrigé mais pas éradiqué car l’instinct de survie fait appel essentiellement à ce trait de caractère. De même pour l’orgueil de l’esprit qui est selon nos Sages positif tant qu’il ne dépasse pas 1/64 de sa personalité (enseignement de Rav, Talmud Sota 5). Mais l’orgueil qui met en avant le corps est essentiellement mauvais et doit disparaître définitivement.

La Torah nous montre une fois de plus, s’il fallait le rappeler, combien la personalité de l’homme et ses traits de caractère doivent en permanence être étudiés. C’est pourquoi le verset a bien différencié les expressions de l’orgueil et enseigné que les plaies attaquant les murs et le corps sont impures tant qu’elles s’étendent comme pour indiquer une exagération. En revanche lorsque les habits de l’homme sont touchés, ce n’est pas l’excès qui est reproché mais le fait que l’homme s’enorguilli en portant des vêtements de prestige qui lui permettent de regarder les autres de manière hautaine. C’est en soi un signe d’impureté qu’il faut donc éradiquer et le ‘Kli Yakar’ dans son commentaire de la Paracha nous fait ici une démonstration extraordinaire de psychologie et nous transmet le devoir d’introspection, à savoir qu’il nous incombe de savoir si tel ou tel objet que nous désirons n’a pas pour origine une volonté de nous élever et ainsi regarder les autres d’en haut par l’apparence qu’on donne. On se doit aussi de chercher toujours à être conscients de nos défauts et ne pas s’échapper en cherchant ceux des autres et se donner ainsi bonne conscience, c’est cela aussi l’orgueil du corps qui est le plus dangereux selon l’enseignement de nos Sages!

chémini – le drame lors de l’inauguration du tabernacle

20 avril 2009 at 12:26 | In chemini | Leave a Comment
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La paracha raconte le drame familial pour Aharon qui eu lieu lorsque Hachem fit descendre un feu célèste en signe de sainteté mais qui tua ses deux fils ainés Nadab et Abihou. “Les fils d’Aaron, Nadab et Abihou, prenant chacun leur encensoir, y mirent du feu, sur lequel ils jetèrent de l’encens, et apportèrent devant le Seigneur un feu profane sans qu’il le leur eût commandé. Et un feu s’élança de devant le Seigneur et les dévora, et ils moururent devant le Seigneur. Moïse dit à Aaron: “C’est là ce qu’avait déclaré l’Éternel en disant: Je veux être sanctifié par ceux qui m’approchent et glorifié à la face de tout le peuple!” Et Aaron garda le silence. “(Lévitique -  10,1-2-3)

Quelle est la faute qui les a rendu passibles de mort? Nos Sages divergent quant aux raisons de cette tragédie. Certains pensent qu’ils sont morts pour avoir enseigné la loi devant leurs maîtres, d’autres disent que c’est parce qu’ils sont entrés au Michkane étant ivres, d’autres enfin expliquent que c’est pour être restés célibataires car trop prétentieux qu’ils ont été punis. A priori, ces raisons n’ont rien à voir avec celle qui est enseignée explicitement dans le verset: “et apportèrent devant le Seigneur un feu profane sans qu’il le leur eût commandé”. On est en droit de se demander pourquoi nos Sages ont cherché d’autres raisons à cette tragédie?

Le Maguid de Doubno dans son livre ‘Emet leyaacov’ vient mettre de l’ordre en expliquant que la raison principale est bel et bien le fait d’avoir apporter un feu étranger qui a couroussé Hachem et a eu pour conséquence directe la disparition de Nadab et Abihou. Cependant nos Sages ont compris qu’il y avait également d’autres raisons à ce drame. Ce qu’il nous faut analyser c’est surtout la raison pour laquelle malgré leur grandeur et leur sainteté, dont l’Eternel en témoigne “Je veux être sanctifié par ceux qui m’approchent et glorifié à la face de tout le peuple!”, les fils de Aharon ont failli. Les H’azal ont compris que c’est pour ces autres raisons qu’Hachem a fait fauter ces Tsadikim. Si on compare ces différentes raisons énoncées plus haut, on observe qu’il s’agit de fautes infimes mais qui prennent de l’ampleur proportionnellement au degré d’élévation du transgresseur. Prenons l’opinion qui pense que c’est pour avoir pénétré dans le Saint des Saints étant ivres qu’ils ont été si vite punis. Lorsqu’on lit les versets qui suivent cette tragédie on apprend cet ordre Divin donné à Aharon de ne pas rentré au Michkane après avoir bu du vin. Comment donc punir une faute qui, au moment de sa réalisation, n’en était pas encore une?

Nos Sages viennent ici nous donner une leçon des plus importantes et d’actualité plus que jamais; si ces Tsadikim ont été tués de la sorte c’est parce que par rapport à leur envergure ils auraient dû deviner naturellement qu’on ne rentre pas dans un endroit si saint en état d’ébriété. Il n’y avait donc pas de faute commise juridiquement mais à leur niveau c’était impardonable! Le point commun qu’il y a parmi tous ces avis est un certain orgueil dominant chez Nadab et Abihou qui a eu pour conséquence un non respect de Moché et Aharon lorsqu’ils ont enseigné la loi devant leurs maîtres, un non respect du Tabernacle lorsqu’ils sont entrés étant ivres, un non respect d’autrui lorsqu’ils ont jugés qu’aucune fille ne correspondait à leur si honorable famille! En effet, le Midrache Yalkout Chimoni nous enseigne au nom de Rabbi Levi qu’un grand nombre de femmes sont restées toute leur vie seules car elles attendaient de se marier avec les fils de Aharon, pourtant ces derniers disaient ‘le frère de notre père est roi (Moché),  le frère de notre mère est chef de tribu (Na’hchone ben Aminadav), notre père est Cohen Gadol, nous sommes les suivants dans la hiérarchie des Cohanim, quelle femme pourrait donc nous mériter?’

Nos Sages attribuent l’origine de cet orgueil au périple de la traversée du désert du Sinaï lorsque Nadav et Avihou étaient devancés par Moché et Aharon et suivis par le peuple Juif. Ils se sont dit alors ‘quand mourereont ces deux vieillards et qu’on puissent dirriger l’assemblée? Hachem répondit: nous verrons qui entèrre qui, eux vous enterreront et dirrigeront le peuple’ ! Il nous reste donc à intégrer ce message, à savoir que les qualités humaines de chacun ont un pouvoir énorme, celui de faire vivre ou de tuer!

Tsav et Chabbat HaGadol – réflexions sur la particularité de ce grand Chabbat

3 avril 2009 at 16:16 | In Tsav et Chabbat Hagadol | Leave a Comment
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 On appelle le Chabbat qui précède Pessah, Chabbat HaGadol. L’origine de cette appellation n’est pas claire car, bien qu’au Moyen Age, de nombreuses autorités aient cherché à en expliquer la provenance, elle ne se trouve ni dans la Torah, ni dans le Talmud.
Une des approches consiste à lier le Chabbat HaGadol à un verset particulier de la Haftara qui parle d’un jour dans le futur qui sera gadol, ce qui signifie « grand » :
« Or, Je vous enverrai Elie le prophète, avant qu’arrive le jour grand et redoutable de l’Eternel ». (Malachie 3:23)
Le prophète parle du jour de délivrance qui surviendra dans le futur. Pessah, qui, de tout temps, a représenté le jour de la délivrance, est, en fait, l’archétype de cette future rédemption. Le Talmud nous enseigne donc : Rabbi Yehochoua dit : « C’est en Nissan que le monde fut créé … l’esclavage de nos ancêtres en Egypte cessa et c’est en Nissan qu’ils seront délivrés. » (Talmud Roch HaChana 11a). La tradition, qui confère à Elie un rôle primordial dans les temps messianiques, nous incite à lire la section relative à l’allusion que fait le prophète sur ce « grand » jour. D’autres commentateurs puisent dans le passé pour trouver une explication à cette dénomination. Le Talmud nous enseigne que les Juifs ont quitté l’Egypte un jeudi – le 15 du mois de Nissan -et que le 10 était donc le Chabbat qui le précédait. « Quant au mois de Nissan de la Sortie d’Egypte, le 14, ils firent le sacrifice pascal, le 15, ils partirent et le soir [de ce même jour] les premiers-nés furent châtiés… et ce jour-là était un jeudi ». (Chabbat 87b)
L’importance du 10 Nissan est mentionnée dans la Torah : « Parlez à toute la communauté d’Israël en ces termes : « Au dixième jour de ce mois, que chaque homme se procure un agneau, pour la maison de son père, un agneau par maison. » (Exode 12 :3) Tossfot (Chabbat 87b) fait remarquer qu’en prenant un agneau, les Juifs excitèrent l’intérêt et le courroux des premiers-nés d’Egypte qui implorèrent Pharaon de laisser partir les Juifs. Devant le refus du monarque, ils se rebellèrent et s’en prirent à leurs propres parents. Ce jour est donc considéré comme grand, en raison du miracle manifeste que D.ieu accomplit et qui provoqua par la suite le déclin de la société Egyptienne. De plus, en abattant l’objet même de l’adoration des Egyptiens, les Juifs se libérèrent eux-mêmes des chaînes de l’esclavage spirituel. Lorsque Hachem dit à Moïse de tuer le Korban Pessa’h, il Lui répondit : « Maître de l’Univers! Comment puis-je accomplir une telle chose ? Tu sais bien que l’agneau est un dieu égyptien. Comme il est dit : Si nous sacrifions l’abomination des Egyptiens sous leurs yeux, ne vont-ils pas nous lapider ? » (Exode 8:22) D-ieu répliqua : « Aussi longtemps que tu vivras, Israël ne partira pas d’ici avant d’avoir tué les dieux égyptiens précisément sous leurs yeux, afin de leur montrer que leurs dieux ne sont vraiment rien. » C’est effectivement ce qu’Il fit, car cette nuit-là, Il tua les premiers-nés égyptiens et cette même nuit, les Juifs abattirent leurs agneaux et les mangèrent. Lorsque les Egyptiens virent leurs premiers-nés tués et leurs dieux abattus, ils ne purent rien faire, ainsi qu’il est dit : Tandis que les Egyptiens enterraient ceux que l’Eternel avait châtiés parmi eux, même tous leurs premiers-nés ; parmi leurs dieux, l’Eternel exécuta aussi Son décret. (Midrach Rabbah – Exode 16:3)
L’Eternel dit ensuite à Moché : « Aussi longtemps qu’Israël adorera les dieux égyptiens, Il ne sera pas délivré ; va leur dire de renoncer à leur mauvaise conduite et de rejeter l’idolâtrie. » C’est de cela qu’il s’agit dans le verset : « Retirez et prenez-vous des agneaux ». Ce qui signifie : Retirez vos mains de l’idolâtrie et prenez pour vous des agneaux, de cette manière, tuez les dieux d’Egypte et préparez la Pâque ; ce n’est qu’en accomplissant cela que l’Eternel passera au-dessus de vous. Tel est le sens de En restant assis immobiles, vous serez sauvés. (Midrach Rabbah – Exode 16 :2)
Le choix de l’agneau était également significatif à un autre niveau. Les Juifs étaient dès lors occupés à accomplir une prescription Divine ; en plus du rejet des dieux égyptiens, ils s’employaient activement à exécuter l’ordre de D-ieu.
Toutes ces explications, toutefois, semblent ne concerner que l’importance du 10 Nissan, plutôt que le Chabbat précédant Pessa’h. Le 10 Nissan en Egypte s’est trouvé être un Chabbat tout comme cette année 5769, pourtant, sa signification ne semble pas être liée avec ce jour sacré. Ce Chabbat en Egypte fut différent, en fait,  de tous les autres Chabbat précédents car, pour la première fois, l’homme s’était joint à D-ieu pour observer Son jour sacré. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le mode d’observance ne fut pas le repos dans son sens habituel. En effet, l’homme avait reçu l’ordre de se munir d’un agneau, un acte qui, comme nous l’avons déjà noté, était une déclaration ferme affichant une intention clairement polémique lancée au visage des Egyptiens polythéistes et adorateurs de l’agneau.
Le Sfat Emet affirme qu’en prenant un agneau, les Juifs observèrent Chabbat en Egypte. Ce fut leur premier Chabbat en tant que peuple, un moment de transition pour devenir une nation : ils avaient atteint l’âge de la majorité, étaient devenus des adultes (« guedolim ») qui avaient des responsabilités. Ce fut donc un Chabbat « HaGadol ». L’enseignement le plus basique en ce qui concerne le Chabbat est la reconnaissance que D-ieu a créé le monde en six jours. En prenant un agneau, les Juifs rejetèrent l’idolâtrie et acceptèrent D-ieu. Ce ne fut pas simplement un acte qui eut lieu le 10 Nissan, mais un tournant décisif dans l’histoire juive : désormais les Juifs se joignaient à D-ieu pour observer le Chabbat.

Le Rav Lau, ancien Grand Rabbin d’Israël, nous explique que c’est surtout pour rendre hommage aux Bnei Israël qui ont honoré Hachem en prenant le risque d’éveiller la rage des Egyptiens en sacrifiant leur dieu, que ce Chabbat Hagadol a été nommé par rapport au miracle vécu. Car ici, contrairement aux autres miracles survenus lors de la sortie d’Egypte, celui-ci avait la particularité d’associer le courage du peuple Juif.

La Guemara nous enseigne que celui qui profane le Chabbat se rend coupable d’idolâtrie, car il a rejeté l’œuvre de D-ieu. Il est donc clair que ceux qui rejettent l’idolâtrie sont considérés comme « observant le Chabbat ». De plus, en se procurant un agneau, ils observèrent l’unique commandement du Chabbat qui leur fut donné et cet « accomplissement parfait » fit de ce jour un Chabbat réellement grand. Nos sages nous enseignent que si tout le peuple d’Israël observe complètement deux Chabbatot seulement, il méritera la venue du Messie : Rabbi Yo’hanan dit au nom de Rabbi Chimon bar Yo’haï : « Si Israël observait deux Chabbat selon les lois qui s’y rapportent, il serait immédiatement délivré. » (Chabbat 118b) Il est intéressant de noter que, selon le courant de pensée juive dominant, le monde a été créé en Nissan, ce qui signifie que le Chabbat qui eut lieu le 10 du mois constitua le second Chabbat dans l’histoire du monde. Si ces deux Chabbat avaient été observés correctement, le monde aurait été délivré. Dans les Sifré Hapardes, Rav Yechiel Epstein explique que les deux Chabbat devant être observés sont Chabbat Hagadol et Chabbat Chouva. Chacun de ces deux Chabbat possède un pouvoir spécifique qui lui est propre : L’un de ces Chabbat tombe entre Roch Hachana et Yom Kippour et enseigne à l’homme la manière de retourner vers Hachem; l’autre fut le premier Chabbat observé en Egypte et contient en lui les germes de la délivrance. Que l’homme parvienne à maîtriser ces deux Chabbat et le Messie arrivera promptement.

Il nous reste plus qu’à expliquer le fait que le plus souvent Chabbat Hagadol tombe la parachat Tsav. En effet, le verset qui relie la Sidra à la notion de miracle est le suivant: “Un feu continuel sera entretenu sur l’autel, il ne devra point s’éteindre.” (Vayikra 6,6) Hachem nous ordonne d’entretenir ce feu continuellement afin de cacher le fait que ce dernier descendait du ciel par miracle. On retrouve ce même effet aténuateur lorsque Hachem fit souffler un vent violent sur la Mer Rouge la nuit précédant son ouverture, ceci afin de récompenser les croyants et de punir les impies qui relieraiant l’ouverture de la mer au vent qui la précéda. Le Sefer Ha’hinou’h nous indique ici l’approche que nous devons avoir face aux miracles de la sortie d’Egypte et ceux de la vie en générale. Hachem a fait en sorte que le monde réponde aux lois de la nature, mais pour les Bnei Israël chaque instant de la vie est un miracle d’Hachem et expliquer scientifiquement les phénomènes de la nature ne contredit en rien la foi immuable que l’Eternel tire les ficelles de ce monde et que nous en sommes reconnaissant tout au long de la vie!

 

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